Opter pour l’auto-assurance

Pour Dominique de Tassigny, les entreprises ont généralement la capacité financière pour assumer les coûts des réparations, à partir de plusieurs centaines de véhicules.

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« Cela étant, il faut éviter le turn-over important des conducteurs, synonyme de forte sinistralité, et travailler à une identification précise et à une maîtrise fine des coûts de réparation des véhicules. Le rôle du courtier demeure primordial dans sa capacité à fournir un reporting précis », note-t-elle. Une situation que résume Lionel Ray : « Plus l’entreprise est importante, plus elle dispose d’une capacité d’autofinancement de ses risques et plus le parc est important, plus l’entreprise a intérêt à recourir à l’auto-assurance : franchise (dommages, responsabilité civile), non-assurance de certains sinistres (bris de glace, contenu des véhicules, etc.). L’entreprise économise ainsi sur les frais de gestion et surtout sur les taxes d’assurance (25 % en moyenne) pour des voitures « tous risques ». »

Autre idée à creuser : rien n’empêche l’entreprise de faire appel à plusieurs assureurs ou courtiers. Même si, comme l’expose Lionel Ray, « on estime ordinairement qu’une entreprise a un « poids de négociation » plus important en regroupant sur un seul contrat toutes ses entités ». Pour Iris Epis, il peut y avoir plusieurs assureurs en fonction des branches à assurer. « Mais dans le domaine des flottes, il est plus intéressant pour un client d’assurer toutes ses flottes auprès d’un même assureur pour des raisons évidentes », observe-telle. Une vision nuancée par Thierry Bernard : « Les entreprises préfèrent avoir un seul et unique courtier dont le rôle sera d’être mandataire et de conseiller son client afin de trouver le meilleur assureur pour chaque risque. De plus en plus, les grandes entreprises peuvent avoir deux courtiers, pour tenir compte de partenariats ou de facteurs professionnels. »

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