Parc automobile : l’Etat veut moins polluer

Une commande de plus de 1 000 véhicules à Renault et Citroën de la part de l’Administration centrale marque le départ de la modernisation du parc automobile de l’Etat. Objectif : réduire la facture et polluer moins.

- Magazine N°118
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Sur le segment micro urbain, la Citroën C1 et (dans la taille supérieure) la Renault Modus ont été retenues par l’administration centrale pour équiper le personnel ministériel. Pour la Citroën C1, c’est un volume de 600 modèles sur deux ans avec contrat de maintenance qui va être livré aux pouvoirs publics.

Cette commande intervient dans le cadre du projet de modernisation du parc automobile de l’Etat qui entend désormais faire appel à des véhicules plus petits, moins chers et moins polluants. L’économie attendue est estimée à 45 millions d’euros par an.

L’Etat détient en effet près de 150 000 véhicules dont 65 000 banalisés servent aux différents déplacements des fonctionnaires (les ministères de la Défense et de l’Equipement détiennent respectivement,40 000 et 34 000 véhicules en circulation). L’âge moyen de ce parc est de 7 ans et son coût annuel, est supérieur à 700 millions d’euros. Aussi, avec un parc carburant à 58 % à l’essence, la flotte de l’Etat va progressivement carburer au diesel notamment en raison de l’obligation faite aux nouveaux véhicules achetés de ne pas émettre plus de 140 g de CO2 au kilomètre.

Surtout, ses achats vont se porter désormais vers des véhicules de taille plus réduite. Ainsi, des modèles du gabarit de la Peugeot 307 ou de la Renault Mégane vont céder la place à des véhicules d’un segment de vente inférieur tels que les Citroën C1 et les Renault Modus pour les trajets effectués dans Paris intramuros ou en Ile-de-France. Toutefois, les ministres bénéficieront d’une dérogation à ce principe et conserveront leurs modèles plus puissants tels que les 607 Peugeot et Renault VelSatis.