Le Paris-Saclay Autonomous Lab ouvre ses portes

Inaugurée le 15 mai, l’expérimentation Paris-Saclay Autonomous Lab vise à mettre en place et tester un système complet de transport électrique et autonome sur le plateau de Saclay (91).

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Paris-Saclay Autonomous Lab service nocturbe i-Cristal
Navette i-Cristal. Source : Transdev

Porté par les Groupe Renault et Transdev, l’IRT SystemX, l’Institut Vedecom et l’université Paris-Saclay, le projet avait initialement été lancé sous le nom d’EVAPS (pour Eco-mobilité par Véhicules Autonomes sur le territoire de Paris-Saclay). Rebaptisé Paris-Saclay Autonomous Lab, il fait partie des 16 expérimentations retenues par le gouvernement pour l’appel à projet « Expérimentation du Véhicule routier autonome » (EVRA).

Un service de transport collectif nocturne

L’objectif : développer « un système complet de transport autonome, comprenant des véhicules autonomes, un dispositif de supervision, une infrastructure connectée et des applications client, afin de définir les conditions de déploiement d’un service de mobilité autonome à plus large échelle. »

En pratique, deux services seront testés. Une navette électrique autonome i-Cristal circulera sur une voie dédiée entre la gare de Massy et les quartiers du plateau de Saclay en dehors des heures d’opération des services de bus existants, de minuit et demie à 3 h du matin. Elle desservira quatre arrêts, soit une distance totale de 6 km.

Des voitures autonomes à la demande

Paris-Saclay Autonomous-Lab Renault Zoé Cab autonome
Prototype de Renault Zoé Cab autonome. Source : Groupe Renault

En parallèle, trois prototypes de Renault Zoé Cab autonomes seront disponibles sur le campus de Paris-Saclay en journée. Les utilisateurs pourront appeler ou réserver un véhicule via une application spécifique au projet, semblable à celle du service de VTC Marcel, filiale du Groupe Renault.

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« Ce service vise une desserte fine du territoire avec des points de rencontre et de dépose qui ne gênent pas la circulation des autres usagers de la route, choisis à proximité immédiate des lieux les plus fréquentés », précise Renault. Outre la conduite autonome, ce service permettra de tester la mobilité partagée, puis le véhicule pourra prendre en charge un autre passager pour effectuer tout ou partie du trajet.

L’infrastructure du plateau connectée

Pour permettre le fonctionnement de ces deux services, 25 emplacements stratégiques ont été équipés de caméras thermiques et de lidars en bord de route, et les feux de signalisation communiquent avec les véhicules. Ces derniers sont supervisés en temps réel par un opérateur depuis un poste de contrôle centralisé situé en gare de Massy. Le superviseur peut visualiser l’ensemble des véhicules en circulation, surveiller leur état et celui des composants du système et si besoin parler aux passagers, mais aussi anticiper voire intervenir en cas d’obstacles détectés via les infrastructures connectés.

Paris-Saclay Autonomous-Lab superviseur
Source : Groupe Renault

Les partenaires du projet envisagent également d’étudier la contribution des smartphones et montres connectées pour permettre la communication entre les véhicules autonomes et les piétons et cyclistes qui en sont équipés. Les deux services seront progressivement ouverts à un panel d’utilisateurs dans le but de récolter leurs avis et leurs attentes et d’étudier l’acceptabilité de la technologie.