Peugeot 308 1.6 HDi 92 ch : le bon numéro

Appellation inchangée mais refonte totale pour cette nouvelle 308, avec des ambitions légitimes si l’on se réfère à la qualité de son comportement.

- Magazine N°192
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Peugeot joue gros et ne vise rien de moins que le podium de la catégorie des compacts en Europe, voire si possible la plus haute marche en France. Le constructeur fonde ses espoirs sur une toute nouvelle plate-forme sur laquelle repose la 308 ; la plate-forme à géométrie variable EMP2, inaugurée par le Picasso et programmée pour bien d’autres modèles.

L’un des atouts d’EMP2 réside dans sa légèreté : elle participe ainsi à une perte de 140 kg. Un gain spectaculaire qui, avec une bien meilleure aérodynamique, contribue à réduire la consommation. À ce propos, l’offre en diesel s’articule autour d’un 1.6 HDi 92 ch et e-HDi 115 ch, tous deux à 95 g, en attendant au printemps prochain les versions 1.6 BlueHDi (120 et 150 ch) très sobres, promises à 82 g et conformes aux futures normes Euro 6. Les deux motorisations actuelles s’accordent fort bien au tempérament de cette nouvelle 308. Le fameux « toucher de route », si cher à Peugeot, plaide aussi en sa faveur. Le comportement s’avère exemplaire, tout comme le confort, ce qui hisse la 308 parmi les références du segment.

Plus d’espace

Au chapitre de l’accueil, malgré un gabarit légèrement inférieur, cette nouvelle 308 se montre plus généreuse que sa devancière, avec davantage d’espace pour les occupants, mais aussi un coffre en progression à 420 l.

De prime abord déconcertant, le petit volant s’avère aussi pratique qu’amusant. L’instrumentation haut perchée est aussi une bonne idée. En revanche, la quasi-
disparition des boutons au profit de l’écran tactile nécessite une période d’adaptation ; y avoir intégré une fonction comme la climatisation ne se révèle pas non plus d’une grande commodité d’usage.

La qualité perçue est excellente et en progrès, mais à y regarder de plus près, on s’aperçoit que si la nouvelle 308 a soigné l’apparence de sa planche de bord avec un matériau moussé, la console centrale et la plupart des habillages inférieurs n’ont pas bénéficié des mêmes attentions. Même constat avec la colonne de direction qui vient s’ancrer sans grande discrétion derrière le pédalier.

Deux dotations en équipements s’adressent plus précisément aux sociétés : Business (à partir de 21 900 euros) et Business Pack (à partir de 23 850 euros). Enfin, une très prometteuse variante SW sera commercialisée avant la fin du premier semestre 2014.

Notre avis

BIEN

• Comportement routier
• Confort
• Maniabilité
• Consommation

À REVOIR

• Détails de finition
• Trop de fonctions via l’écran tactile
• Vision vers l’arrière

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