Essence : vers la généralisation des filtres à particules avant 2018 ?

Lors de la présentation de sa stratégie moteur, Peugeot a déclaré sa volonté d’anticiper les normes européennes prévues pour 2020 en équipant ses modèles essence de FAP dès 2017.

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Des FàP pour les diesel et essence à injection directe fin 2017

Après Volkswagen, c’est au tour de Peugeot de vouloir réduire « en avance » les émissions de ses moteurs essence, alors que le Groupe PSA est actuellement en examen pour « tromperie » suite au dieselgate.

Selon l’Avem, Christian Chapelle, directeur chaîne de traction et châssis chez Peugeot, a annoncé que le groupe allait « généraliser le filtre à particules pour l’ensemble des moteurs essence à injection directe à partir de décembre 2017 ».

Pourquoi en avance ? Parce que l’équipement en filtre à particules pour l’ensemble des véhicules à injection directe, diesel comme essence, ne sera obligatoire qu’en septembre 2018 (voir notre brève). De plus, le constructeur a déclaré que ces filtres assureraient une filtration « supérieure à 75 % des particules en nombre dans toutes les conditions de fonctionnement du moteur » et respecteraient ainsi la future norme RDE (pour « Real Driving Emissions »), en ne dépassant pas un coefficient de conformité de 1,5 : une réglementation qui ne sera obligatoire qu’à partir de 2020 pour tous les véhicules neufs (voir notre brève).

Rappelons que les motorisations essence récentes non équipées de filtre peuvent émettre plus de particules que les nouveaux moteurs diesel.

Si d’autres constructeurs anticipent le durcissement des normes et équipent leurs véhicules de FAP, l’augmentation du coût des modèles essence devrait arriver plus vite que prévu.

Lire également notre dossier : « Carburant : l’essence s’attaque à l’hégémonie du diesel »

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