Peugeot Rifter : le ludospace du Lion

Lancé d’abord en VP, le Peugeot Rifter veut se différencier du Partner VU par son design, mais ses prestations restent très proches.

- Magazine N°241
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Peugeot Rifter

Nous l’avions découvert à Genève, il est maintenant sur la route pour séduire le dernier bastion des amateurs de monospaces ou plus précisément de ludospaces, qui n’en trouvent plus au catalogue du Lion depuis la disparition du 807. Une clientèle qui serait rebutée par la dernière mouture de l’Expert VP Traveller, trop encombrant dans ses 5,30 m. Et pourtant, ce Rifter doit beaucoup à ce dernier : il partage lui aussi la plate-forme EMP2, tout comme les 308, 508 ou 3008.

Mais ici, le train arrière est conservé de l’ancienne génération du Partner pour accueillir, en version VU, une europalette dans sa largeur. Un avantage que l’on retrouve dans l’habitabilité de ce Rifter qui, en version 5 places « courte » (4,40 m de longueur), offre une capacité de coffre de 600 dm3 sous le cache-bagages, et peut passer à 4 m3 dans la version à empattement allongé 7 places (4,75 m).

Dans l’habitacle, l’univers VP de l’ancienne génération se retrouve, surtout dans la version à toit panoramique avec ses rangements « perchés » et un mobilier bien pensé et modulable. On retrouve aussi la planche de bord avec l’i-Cockpit et son petit volant à double méplat, pas forcément le plus ergonomique sur un véhicule aussi large et haut.

Des réglages spécifiques

Selon Peugeot, le tarage spécifique des suspensions, le paramétrage de l’assistance à la direction et des liaisons au sol différentes par rapport à ses frères jumeaux Citroën Berlingo et Opel Combo Life, font de ce Rifter la « quintessence » du toucher de route confortable et accrocheur propre à la marque. Nous avons surtout ressenti une prise de roulis importante et une certaine indolence de comportement dans les enchaînements de virages. Rien de grave mais ce Rifter demeure bien un « utilitaire » avec tous les inconvénients dont un poids à vide élevé de 1,4 t. En revanche, les liaisons au sol préservent grandement le confort et la douceur de roulage, c’est l’objectif.

Pour cet essai n’était disponible que le récent 1.5 BlueHdi de 130 ch/300 Nm avec la boîte automatique, ce qui fait un bel ensemble puissant, souple et coupleux. Avec à la clé une bonne sobriété (6,0 l/100 km selon nos mesures, 4,3 l et 113 g officiellement), mais cela fait grimper la facture à 32 300 euros TTC, soit quasiment au niveau d’un 5008 à 7 places (33 800 euros avec le même moteur mais en boîte manuelle). Des versions de 75 et 100 ch sont au programme pour la fin d’année.

 

Valeurs futures
Peugeot Rifter long BlueHDi 130 S&S EAT8 GT Line
Énergie Diesel
Boîte de vitesses Automatique
Carrosserie Combiné
Cylindrée (cm3) 1 499
CO2 (g/km) 113
Ch din 130
Prix neuf TTC (€) 32 300
Mois 42
Km total 100 000
Valeur reprise TTC (€) 13 410
Valeur reprise 41,5 %
Valeur vente TTC (€) 15 965
Valeur vente 49,4 %

Notre avis

PLUS
Habitabilité et dimensions à la hausse ● Confort de roulage et insonorisation ● Polyvalence d’usage


MOINS
Suspensions trop souples ● Prix élevé ● Encombrement total et design utilitaire

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