Pihen verdit sa flotte avec les biocarburants et l’éco-circularité

Après avoir réduit de 60 % les émissions de ses Renault Trucks et MAN avec le B100, Pihen s'engage à diminuer de 10 % ses émissions de GES d'ici 2025.
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Pihen flotte
Depuis 2019, Pascal Pihen verdit sa flotte par l’usage de biocarburants.

Depuis 2019, le groupe Pihen réduit les émissions carbonées de sa flotte de Rémy (60) et de Roanne (42), soit environ 110 poids lourds, en consommant du B100 d’Avril, sur ses Renault Trucks et ses MAN. « Nous avons testé l’Oleo100 d’Avril à Compiègne et nous avons ensuite passé nos Euro 5 au B100, d’abord à Roanne, puis à Rémy, rapporte Pascal Pihen, président du groupe. Par la suite, nous avons rétrofité nos Renault Trucks Euro 6, avant de prendre des Renault Trucks et des MAN au B100 exclusif. Aujourd’hui, avec 65 VI roulant au B100, dont 5 MAN TGS, 60 % de notre flotte roule à l’Oleo100 ».

En roulant à l’Oleo100 exclusif d’Avril, les Renault Trucks et les MAN de Pihen émettent 2 kg de CO2/litre de moins qu’avec du gazole.

2 kg de CO2 en moins par litre de B100

Pascal Pihen

« Nous améliorons ainsi notre bilan carbone et celui de nos clients, poursuit Pascal Pihen. En 2019 et 2020, nous avons réduit les émissions de CO2 de notre flotte de 62 % et 61 % par rapport à l’année précédente. Et, en 2022, nous espérons atteindre 65 % avec nos trois Renault Trucks T réceptionnés en juillet. Nous émettons 2 kg de CO2 en moins par litre de B100 consommé ».

Les inconvénients sont même compensés. « Nos camions doivent se réalimenter aux cuves qu’Avril nous a fournies, mais ils le font soit à Rémy, soit à Roanne, précise le président. Je n’ai de surconsommation que sur les VI rétrofités. Le prix du B100 étant indexé sur celui du diesel, j’applique sa hausse en pied de facture sans refus des clients ».

Les camions au B100 du groupe Pihen s’approvisionnent aux cuves d’Oleo100 des sites de Rémy et de Roanne.

Pihen : – 10 % de GES pour sa flotte d’ici 2025

Avec l’obtention de son Label CO2 en janvier, Pascal Pihen a signé une nouvelle charte de réduction de 10 % de ses gaz à effet de serre (GES) pour sa flotte d’ici 2025, avec l’Ademe. Mais les 45 DAF et Mercedes-Benz de sa flotte ne tolérant pas le B100, le dirigeant revoit sa stratégie énergétique. « Nous réduirons nos émissions par l’éco-conduite, le suivi de la consommation via les solutions télématiques d’Optifleet ou de Fleetboard, et par la réduction des kilomètres à vide et l’optimisation de tournées, énumère-t-il. En remplaçant nos camions par de nouveaux modèles plus aérodynamiques, nous diminuerons nos consommations. Nous prolongerons aussi nos véhicules jusqu’à sept ans en achetant des pièces adaptables ou rénovées dans le cadre de l’économie circulaire ».

HVO-XTL et semi-remorque à essieu électrique

Mais Pascal Pihen suit aussi d’autres pistes. « Pour nos DAF et nos Mercedes-Benz, nous utiliserons du HVO-XTL pour rouler en 100 % biocarburant, explique-t-il. Mais il est plus cher que le gazole. J’attendrai donc que les clients soient prêts à payer davantage pour l’amélioration de leur bilan carbone. Nous cherchons aussi à supprimer le gazole alimentant les groupes frigorifiques de nos semi-remorques. Les groupes Carrier et Thermo King n’étant pas homologués au B100, nous testerons bientôt la semi-remorque New Cool de Chéreau, dont l’essieu électrique alimente un groupe frigorifique Carrier électrique. D’ici 2025, nous testerons aussi l’hydrogène ».

Pihen testera une semi-remorque Chéreau New Cool équipée d’un essieu électrique alimentant un groupe froid électrique Carrier pour remplacer les groupes thermiques.
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