PL : les ministres européens valident les objectifs 2030 de réduction du CO2

Le Conseil de l’Union européenne a voté pour une réduction de 15 % des émissions de CO2 des camions et bus neufs en 2025 et de 30 % en 2030 par rapport à 2019, comme l’avait proposé la Commission européenne.

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Le Conseil de l’Union européenne a adopté le 20 décembre 2018 sa position quant aux objectifs de réduction des émissions de CO2 des poids-lourds neufs sur la période 2020-2030. Les ministres de l’environnement des 28 États-membres ont voté une baisse de 15 % en 2025 et de 30 % en 2030 (à réexaminer en 2022), par rapport aux niveaux d’émissions de 2019. Des objectifs identiques à ceux proposés par la Commission européenne mais inférieurs à ceux votés par le Parlement européen en novembre 2018.

« Les règles convenues aujourd’hui signifient qu’entre 2020 et 2030, nous émettrons 54 millions de tonnes de CO2 en moins, ce qui correspond aux émissions annuelles totales de CO2 de la Suède », a commenté Elisabeth Köstinger, ministre fédérale autrichienne de la durabilité et du tourisme.

Des pénalités et des incitations

« Une pénalité financière sous la forme d’une prime sur les émissions excédentaires est prévue pour les constructeurs qui ne respectent pas les objectifs de réduction des émissions de CO2 », a précisé le Conseil. Inversement, il y aura aussi des mesures incitatives, baptisées « super-crédits » : comme pour les VL, les véhicules zéro ou faibles émissions compteront pour plus d’un véhicule dans le calcul des émissions globales du parc de chaque constructeur.

« Les super-crédits seront soumis à des plafonds spécifiques prédéfinis afin d’éviter un affaiblissement des objectifs environnementaux du règlement », a toutefois nuancé le Conseil. À noter également que le Conseil a décidé d’exclure les autobus et autocars de ce système d’incitation, contrairement à la proposition de la Commission.

Comme les députés, les ministres ont enfin demandé des mesures spécifiques à destination des constructeurs pour « garantir la disponibilité de données fiables et représentatives sur les émissions de CO2 et la consommation de carburant des camions qu’ils produisent. » Le texte doit maintenant faire l’objet de négociations en trilogue entre les trois instances européennes, qui devraient débuter début janvier.

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