Télétravail et covoiturage

Comme pour tous les plans de mobilité, la première étape de celui de Lyreco a été de réaliser une enquête sur les déplacements de ses 2 100 salariés en France.

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(c) kebox

Une enquête qui a fait apparaître des temps de trajet et des distances domicile-travail importants : « De nombreux salariés viennent de la métropole lilloise, soit 30 à 45 minutes, voire une heure de route. 42 % des collaborateurs ont plus de 30 km à faire, et 35 % plus de 30 minutes de trajet », résume Gaëlle Eudeline, chargé de mission développement RH.

Gaëlle EUDELINE
Gaëlle Eudeline, chargée de mission développement RH, Lyreco

En septembre 2018 à l’occasion de la semaine de la mobilité, Lyreco a mis en place un outil de covoiturage avec Idvroom, la plate-forme de covoiturage de la SNCF, pour les trajets domicile-travail ou professionnels. Aujourd’hui, 73 salariés font appel à la plate-forme ; certains l’emploient régulièrement, d’autres l’ont utilisée comme point de contact et covoiturent désormais sans s’en servir. Ce dispositif avait déjà été testé avec le Siturv, le syndicat local de transport. « La solution n’était pas réellement adaptée et nous n’en faisions plus la promotion en interne », rappelle la responsable. Pour expliquer la réussite de la nouvelle solution, Gaëlle Eudeline avance aussi bien l’évolution des mentalités que l’ergonomie plus intuitive de la plate-forme.

Le télétravail en phase de test

Lyreco mise aussi sur le télétravail pour l’instant en phase de test. Lancée en octobre 2018, cette solution était prévue à l’origine pour quatre mois. Mais la période d’essai a été étendue jusqu’en septembre 2019, date à laquelle un premier bilan sera dressé. Les salariés peuvent télétravailler une fois par semaine, une journée ou deux demi-journées. « Un peu plus de 18 % des collaborateurs du siège pratiquent le télétravail. Un chiffre important, plutôt autour de 10 % habituellement dans une phase de test », indique Gaëlle Eudeline. Pour sélectionner les personnels susceptibles de participer, l’entreprise a posé quelques critères : être volontaire, en CDI ou CDD avec une période d’essai validée, pour une durée minimum de douze mois, et être à temps plein ou partiel à plus de 80 %. Tout en recourant bien sûr aux outils de travail collaboratif accessibles à distance, par exemple Office 365.

Et d’autres pistes de travail émergent comme l’idée d’une navette pour permettre aux 800 salariés du site de Marly de parcourir la distance jusqu’à Valenciennes, une ville beaucoup mieux reliée avec Lille par les transports en commun, d’où viennent une grande partie des salariés.

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