Pour Cetelem, l’année 2015 sera atypique !

Cetelem a réalisé, en partenariat avec le Bipe, un observatoire des marchés automobiles mondiaux. Si 2015 sera positif pour l’industrie, l’institut de crédit estime que les relais de croissance se sont inversés.

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Pour Cetelem, l’année 2015 sera atypique !

Étude après étude, la tendance se confirme, les Etats-Unis et l’Europe font à nouveau rêver les constructeurs. C’est l’un des constats qu’a tiré L’Observatoire Cetelem de l’Automobile en partenariat avec le Bipe, dans son étude prévisionnelle du marché en 2015. Sur le Vieux Continent, le marché, tiré de façon spectaculaire par l’Italie (+ 15 % sur 8 mois) et l’Espagne (+ 22 %), mais également par l’Allemagne (+ 7 %) et le Royaume-Uni (+ 6 %), devrait clôturer l’année sur une croissance de 6 %.

La France est aussi partie prenante de cette relance du marché et Cetelem de préciser : « cette reprise semble non seulement s’affirmer ces derniers mois avec un glissement annuel en hausse de 10% au cumul des mois de juin, juillet et août, mais aussi se rééquilibrer avec un regain de demande des ménages alors que seules les sociétés assuraient la résistance du marché depuis 2014 ». Pour 2015, l’institut table sur un marché du VN à + 5,5 %.

Les Etats-Unis au sommet, la Chine cale

Du côté des Etats-Unis les voyants sont tous dans le vert. Ainsi, «  les ventes automobiles ont atteint en août leur plus haut niveau mensuel depuis le mois de juillet 2005 », précise l’étude. Mieux encore, le marché devrait retrouver, en franchissant le seuil des 17 millions d’immatriculations en 2015, son plus haut niveau depuis 2005.

Si la Chine reste le premier marché mondial, « le ralentissement économique n’a pas épargné le secteur automobile ». Moteur de la croissance, les ventes de VN (VP+VUL) dans l’Empire du Milieu n’ont progressé que de 1,4 % (contre 6,9 % en 2014) depuis le début d’année ce qui laisse espérer pour Cetelem, une hausse des immatriculations de 5 à 6 % sur l’ensemble de l’année. Pire encore, « le marché chinois ne devrait plus connaître à l’avenir de croissance à deux chiffres », prévient l’étude.            

Enfin Cetelem s’inquiète de la situation du Brésil et de la Russie. Sur les huit premiers mois de l’année, « la baisse des ventes s’élève à 33,5% en Russie où la chute des cours des matières premières et du rouble ont considérablement fragilisé l’économie », alerte-t-il. Le contexte n’est guère différent au Brésil, entré en récession, où le marché a chuté de 20,4 % depuis le début d’année. Pour ces deux pays, le retour de la croissance ne devrait pas intervenir avant 2017.