La sécurité routière est en Marsh

Prévention routière : les entreprises sont gagnantes

Les bénéfices enregistrés par les entreprises sont de plusieurs natures.

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En premier lieu, la prévention permet de préserver le capital humain, force vive de l’entreprise. Dans le domaine stratégique, la prévention engendre un impact positif vis-à-vis de l’extérieur (image de marque, valorisation du savoir-faire et des produits) et au sein de l’entreprise (relations sociales, motivation des salariés…). Autre point, l’objectif d’un programme de prévention est de multiplier son retour sur investissement en réduisant le nombre et la gravité des accidents. Ainsi, les charges comme les cotisations patronales (notamment risques trajets et accidents du travail), les cotisations assurances, les coûts de gestion et le temps perdu diminuent. La mise en œuvre d’un programme de prévention adapté engendre alors une réduction des coûts induits de 20 à 40 % sur deux à trois ans.

Enfin, avec le plan de prévention, l’entreprise respecte la législation en vigueur, se met ainsi à l’abri d’éventuels conflits avec le personnel et les utilisateurs et évite des poursuites pénales et administratives. Marsh Conseil peut s’engager par contrat à baisser la fréquence des accidents, à enrayer la hausse ou, plus simplement, à mettre en place une organisation adaptée. « Quoi qu’il en soit, conclut Pascal Sagot, le préventeur ne peut pas tout faire. L’entreprise doit s’engager et intégrer la prévention du risque routier à sa culture. »

Des résultats rapides

« Si le plan de prévention est bien fait, argumente Pascal Sagot, responsable de l’activité prévention du risque routier au sein de Marsh Conseil, les résultats se font sentir dès la première année ». Et d’ajouter : « Le secret de la réussite passe par la motivation et l’implication de l’ensemble des salariés. Ensuite, chacun doit s’apercevoir que le plan aboutit à des résultats concrets grâce à la mise en place d’indicateurs simples. Enfin, l’exemplarité et la crédibilité du management représentent 30 % des facteurs de réussite du plan ». Reste que le plus difficile est de maintenir les bons résultats dans le temps. Le suivi est capital. Il faut appuyer le plan de prévention sur des modes de gestion efficaces et sur des outils de reporting cohérents et unifiés liés au mode de gestion du parc, de la sinistralité et de l’assurance. La prévention doit pouvoir être suivie en central par l’entreprise. Ses résultats économiques doivent être appréciés. Enfin, l’assureur ou le courtier doit fournir un reporting et exploiter les statistiques enregistrées. « De plus, il faut créer de l’événementiel autour de la prévention. Après avoir traité les accidents de mission, s’intéresser aux accidents de trajet donne un second souffle au plan. Enfin, la pérennité de l’action va être liée à l’action du comité de pilotage ».

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