Prévention routière : un projet au long cours

Le risque routier est souvent banalisé. Pourtant, les chiffres le prouvent : plus de la moitié des accidents du travail surviennent au volant. Les entreprises tâtonnent pour trouver des réponses. S’il n’y a pas de recette magique, la sensibilisation permanente, les formations, le suivi des conducteurs et des véhicules réduisent notablement la sinistralité.

- Magazine N°188
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Prévention routière : un projet au long cours

«Quand je me suis penché sur le sujet en 2005, je n’en revenais pas. Pour moi, les accidents du travail, c’étaient des salariés qui tombent des échafaudages des personnes exposées à l’amiante ou à des risques chimiques. Jamais je n’avais réalisé que la voiture pouvait être dangereuse à ce point », souligne Gilles Besnard, chargé de mission à la direction des déplacements du conseil général de l’Essonne (91) qui compte 4 300 agents.

Les entreprises évaluent aussi rarement les bénéfices à retirer des actions de prévention : l’impact sur le renouvellement des véhicules et les fameux frais de restitution, les dépenses d’entretien, les...

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