PRK 2017 : 1 500 véhicules classés par l’Argus

Comme tous les ans, l’Argus publie son classement des véhicules selon leur PRK. La tendance est à la baisse pour la majorité des modèles, avec une présence accrue des essence.

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PRK 2017 : 1 500 véhicules classés par l’Argus

Cette année, l’Argus a calculé le prix de revient kilométrique (PRK) de 1 500 modèles. Cet outil donne une estimation du coût global du véhicule sur les cinq prochaines années et en fonction de quatre kilométrages annuels : 10, 15, 25 ou 35 000 km. Grâce à la baisse des taux de prêt et des prix à la pompe, mais aussi de la consommation des véhicules, les modèles ont des PKR plus intéressant en 2017 qu’en 2016.

Pour la quatrième année de suite, Dacia est en tête du classement. Comme en 2016, le top 3 est occupé par la Dacia Sandero, la Suzuki Celerio et la Dacia Logan. Les Dacia sont d’ailleurs les seules voitures de segments supérieurs dans un classement dominé par les petites citadines.

Diesel VS essence : le PRK dépend du kilométrage annuel

Ces calculs confirment que les véhicules à essence de dernière génération sont financièrement plus avantageux que les diesel pour un kilométrage annuel inférieur à 20 000 km. Les motorisations diesel conservent l’avantage pour les kilométrages élevés : consomment moins que les essence, tandis que les frais d’assurance et d’entretien restent identiques. De manière générale, le PRK augmente avec la durée d’utilisation et le kilométrage, en suivant la courbe de décote du véhicule.

Les hybrides réussissent à concurrencer à la fois les essence pour les trajets en ville, mais aussi les diesel sur le segment des citadines et berlines compactes. Par exemple, pour une durée d’utilisation d’un an et 25 000 km, la Toyota Auris revient à 0,59 euros/km dans sa version 1.2 T 116 ch, contre 0,53 euros/km en hybride et en diesel 112 D-4D. Soit une différence notable d’environ 1 500 euros sur un an.

Comment le PRK est-il calculé ?

Pour déduire le prix de revient kilométrique d’un modèle, l’Argus prend en compte les critères suivants :

  • Le coût d’achat, calculé sur la base du prix catalogue constructeur en incluant le bonus/malus
  • Les frais d’immatriculation, calculés à partir du coût moyen du cheval fiscal en France, soit 42 euros
  • Le financement (taux de crédit de 2,8 % pour 15 000 euros et 36 mois)
  • L’assurance (en tous risques avec 50 % de bonus)
  • La valeur résiduelle sur 5 ans
  • L’entretien courant (révisions, remplacement des pièces d’usure courantes…)
  • La consommation de carburant (chiffres constructeurs majorés de 15 % pour coller à un usage réel).