Bornes de recharge : le programme Advenir prolongé

Censé prendre fin au 31 décembre 2017, le programme Advenir a finalement été prolongé jusqu’au 31 décembre 2020, et financera l’installation de 13 700 points de recharge dans les parkings d’entreprise, les immeubles collectifs et en voirie.

2307
Programme Advenir
(c) Avere

Depuis 2016, le programme Advenir finance l’installation de points de recharge électrique privés dans les immeubles collectifs et les parkings d’entreprise, via le dispositif des certificats d’économie d’énergie (CEE). Il visait l’installation de 12 000 points de recharge d’ici fin 2018, pour un montant total de 15,6 millions d’euros HT, dont 9,75 millions financés par EDF.

Initialement fixée au 31 décembre 2017, la date limite de dépôt des demandes d’aides a finalement été prolongé jusqu’au 31 décembre 2020.

13 700 points de charge financés en trois ans

Le programme se poursuivra donc pendant encore trois ans, soit la 4e période d’obligation du dispositif CEE. L’objectif est de financer 13 700 points de charge supplémentaires. Nouveauté 2018 : le programme pourra également financer jusqu’à 3 000 points de charge situés sur voirie, c’est-à-dire dans des parkings publics.

Le barème reste le même : les coûts de fourniture et d’installation sont pris en charge à hauteur de 40 % TTC pour les parkings privés et publics et de 50 % TTC pour le résidentiel collectif, sans dépasser un certain plafond et à condition de respecter un cahier des charges. La surprime de 360 euros demeure également versée si les bornes sont pilotées pour une gestion intelligente de la recharge.

Type de bénéficiaire Taux aide total Plafond Plafond avec bonus pilotage énergétique
Entreprise et personne publique : parking privé 40 % 1 000 euros 1 360 euros
Entreprise et personne publique : parking public 40 % 1 500 euros 1 860 euros
Voirie : parking public 40 % 1 500 euros 1 860 euros
Résidentiel collectif : solution individuelle 50 % 600 euros 960 euros
Résidentiel collectif : solution collective 50 % 1 300 euros 1 660 euros

Pour cette nouvelle période, le prix du certificat d’économie d’énergie a été fixé à 5 euros par MWh (contre 3,5 euros auparavant), pour un montant total visé d’un peu moins de 25,5 millions d’euros. Afin de l’atteindre, le programme s’est ouvert à de nouveaux financeurs à hauteur de 5,563 millions d’euros. Ces derniers ont jusqu’au 4 février pour se manifester.

Le dispositif des certificats d’économie d’énergie

Créé en 2006, le dispositif des certificats d’économie d’énergie impose aux fournisseurs d’énergie d’aider les ménages et les entreprises à réduire leur consommation d’énergie. En échange, ils obtiennent des certificats d’économie d’énergie : plus l’économie est importante ou durable dans le temps, plus ils reçoivent de CEE.

À la fin d’une période de trois ans, les fournisseurs d’énergie doivent restituer un certain volume de CEE, sous peine de fortes pénalités financières : l’objectif global était de 54 TWh d’économie entre 2006 et 2009, 447 TWh entre 2011 et 2014 et 850 TWh entre 2015 et 2017. À titre informatif, 100 TWh représentent l’équivalent de la consommation énergétique résidentielle d’un million de Français pendant 15 ans selon le ministère de la transition écologique et solidaire.

Le 1er janvier 2018, le dispositif CEE est entré dans sa 4e période d’obligation. Il impose 1 200 TWh d’économies sur trois ans pour les fournisseurs d’énergie, plus 400 TWh d’économies réalisées grâce au soutien de ménages en situation de précarité énergétique.

PARTAGER SUR