Un projet d’avenir pour Allianz

Dans certaines entreprises, le déploiement de l’autopartage fait l’objet d’une démarche structurée, avec un pilotage du projet étape par étape. C'est le cas d'Allianz.

- Magazine N°218
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Un projet d'avenir pour Allianz

Ainsi, la direction des achats de l’assureur a commencé par présenter le projet au comité de direction en septembre 2014, puis a mis sur pied un « business plan » détaillé. Le projet a séduit l’ensemble des collaborateurs et donné naissance à des procédures précises.

Pauline MercierPauline Mercier, acheteuse mobilité à la direction des achats, a rencontré des prestataires pour sélectionner les véhicules. Le choix s’est porté sur un seul modèle : la BMW i3 équipée d’un prolongateur d’autonomie thermique (Rex). « Ce véhicule électrique contribue à préserver l’environnement, explique Pauline Mercier. De plus, son prolongateur d’autonomie rassure les utilisateurs qui auraient pu avoir peur de la panne sèche. Enfin, c’est un modèle sympathique qui affiche le meilleur rapport qualité-prix parmi les véhicules électriques. »

Davantage d’agrément pour les collaborateurs

Via Alphabet, Allianz a obtenu un loyer très compétitif, avant de lancer un appel d’offres en 2015 pour la gestion du système d’autopartage. Finalement, Allianz a retenu Ubeeqo. « Ce prestataire était le mieux placé pour le tarif, constate Pauline Mercier, mais il a fait la différence avec une solution clef en main et responsabilisante pour les collaborateurs. »

Reconnus par leurs adresses électroniques où apparaît le nom d’Allianz, les collaborateurs s’inscrivent sur le site, puis ouvrent et verrouillent le véhicule avec leur badge. N’ayant pas de gestionnaire de flotte, Allianz n’intervient pas dans cette procédure. Ouvert depuis février, le service d’autopartage compte cinq i3 stationnées sur un parking de La Défense, à proximité de l’une des tours Allianz. Louées auprès d’Indigo, les places de parking ont été équipées de bornes de recharge Sodetrel.

Tous les collaborateurs sont éligibles et le groupe ne cherche pas à réaliser d’économies sur les taxis ou la location courte durée. « Ce service revêt un aspect ressources humaines, souligne Pauline Mercier. Il s’agit d’apporter un environnement de travail agréable. Et les collaborateurs qui n’ont pas de véhicules de fonction peuvent être intéressés. »

Opérationnel du lundi au vendredi pendant les heures de travail, le service est pour le moment réservé à un usage professionnel. En phase de test, l’autopartage pourrait s’ouvrir à d’autres usages et se déployer en régions.

Pour appréhender l’accueil du service auprès de ses collaborateurs, Allianz a mené une enquête de satisfaction. Ceux qui ont répondu mettent en avant la simplicité d’utilisation, la praticité des procédures digitales de réservation et l’attrait des véhicules. 75 % d’entre eux envisagent de recourir à ce service et 88 % lui attribuent une note de 4 à 5 sur une échelle de 1 pour l’insatisfaction à 5 pour la satisfaction maximale.

« Allianz est le premier assureur à mettre en place une flotte en autopartage 100 % électrique, observe Pauline Mercier. Toutes les entreprises devront évoluer vers ces technologies. En outre, l’autopartage privilégie l’usage à la propriété. C’est un beau projet. »