Loi Climat et Résilience : les loueurs courte durée revendiquent leur place

Le Conseil national des professions de l’automobile (CNPA) a fait part, lors d’une conférence de presse organisée le 31 mars 2021, des revendications des loueurs courte durée au sujet de la loi Climat et Résilience.
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loueurs courte durée
Photo d'illustration (C) Yanalya Freepik

Les loueurs de courte durée ont porté des propositions auprès des pouvoirs publics. Ils espèrent ainsi « accompagner le report modal dans les politiques de mobilité et accélérer l’électromobilité ».

Mêmes droits que d’autres acteurs de mobilité

Parmi leurs revendications, ces acteurs de la mobilité partagée ont proposé d’introduire la location de véhicules électriques dans le forfait mobilités durables (FMD), à côté de l’autopartage par exemple. Les loueurs courte durée souhaitent aussi bénéficier des voies dédiées au covoiturage. De plus, ils veulent contribuer au développement de parkings relais dans les plans de mobilité.

« Chaque voiture louée et partagée remplace l’équivalent de huit voitures. Les loueurs diminuent ainsi la congestion en zone urbaine », illustre Jean-Philippe Doyen, président des métiers de la mobilité partagée du CNPA.

Les loueurs courte durée promeuvent la mobilité électrique

Avec un parc roulant annuel moyen de 300 000 voitures et utilitaires, les loueurs accélèrent l’électrification de leurs flottes. « Il faut démocratiser l’utilisation du véhicule électrique (VE). La location représente un moyen pour les consommateurs de tester les VE », annonce Jehan de Thé, directeur des affaires publiques chez Europcar Mobility Group.

La location courte durée serait donc « un levier pour construire un marché récent de VE d’occasion et donner un accès abordable à la mobilité électrique en France », révèle le CNPA.

Un maintien des aides pour l’achat de VE…

Les loueurs plaident aussi en faveur de la mise en place d’un dispositif de soutien à la demande de location électrique de courte durée. « Il pourrait prendre la forme d’un chèque ciblé comme l’ancien “ coup de pouce vélo ” », suggère Guirec Grand-Clément, directeur des opérations d’Enterprise France. Pour rappel, cette aide à la remise en état d’un vélo – d’un montant de 50 euros – est arrivée à échéance le 31 mars 2021.

En parallèle, les loueurs espèrent le maintien du bonus de 5 000 euros pour les entreprises au second semestre 2021. Celui-ci passera en effet à 4 000 euros au 1er juillet 2021 pour l’achat d’un VE. « Il est essentiel de maintenir un montant d’aide suffisamment attractif pour les personnes morales lorsqu’on sait que les entreprises contribuent pour 50 % à l’achat de véhicules neufs en France », pointe le CNPA. Selon l’organisation, les loueurs représentent, à eux seuls, 12 % des immatriculations de voitures dans l’Hexagone.

… et pour la recharge

Par ailleurs, les agences de location se situent souvent dans les aéroports, les gares et les centres-villes. « Ce maillage territorial représente un atout pour le déploiement d’infrastructures de recharge électrique », se défendent les loueurs.

« Le secteur de la location de courte durée est en capacité de déployer à lui seul plus de 2 500 bornes de recharge », affirme Jean-Philippe Doyen. Néanmoins, le secteur a besoin d’être accompagné pour lever des freins opérationnels concernant la recharge.

« Nos clients nous remontent trop fréquemment que certaines bornes de recharge sont hors service ou inaccessibles. En outre, les non-abonnés au service de recharge paient en général un prix bien supérieur à celui des abonnés », s’indigne Fabrice Gueudet, président de Locanor.