Projet VHyGO : 500 véhicules hydrogène dans le Grand Ouest d’ici 2024

Dans le cadre du projet VHyGO, 10 sites de production, 20 stations de distribution et 500 véhicules hydrogène doivent être déployés dans les régions Bretagne, Normandie et Pays de la Loire.
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Projet VHyGO

Le projet Vallée Hydrogène Grand Ouest (VHyGO) est l’un des sept lauréats d’un appel à projets de l’Ademe consacré aux écosystèmes territoriaux hydrogène. Coordonné par la société de production d’hydrogène renouvelable Lhyfe, il regroupe d’ores et déjà un consortium d’une dizaine de partenaires. Son objectif : démocratiser le recours à l’hydrogène renouvelable dans le Grand Ouest, notamment pour la mobilité.

De l’hydrogène renouvelable à moins de 8 euros/kg d’ici 2030

Deux projets ont déjà été financés sur le territoire : EffiH2 à Vannes et H2Ouest, pour au total cinq stations-service, un site de production à Bouin et plus d’une vingtaine de véhicules hydrogène (bus, bennes à ordures, poids lourds et utilitaires légers). Les partenaires du projet VHyGO veulent maintenant faire en sorte que « toute entreprise et toute collectivité du Grand Ouest se situe à moins de 100 km d’un site de production d’hydrogène renouvelable », disponible à moins de 9 euros/kg dès 2023 puis 8 euros/kg d’ici 2030.

Cela implique d’atteindre d’ici 2024 « une production d’au minimum 5 t d’hydrogène renouvelable par jour », indique le consortium qui prévoit de construire 10 sites. Ces derniers devront être capable de produire jusqu’à 10 t par jour à l’horizon 2027. En parallèle, le consortium veut installer au moins 20 stations-services hydrogène double pression maillant les régions Bretagne, Normandie et Pays de la Loire. Enfin, le consortium souhaite accompagner le déploiement de 500 véhicules hydrogène au travers de groupements de commandes permettant de réduire leur coût d’acquisition.

71 véhicules déployés en première phase

Dans la première phase du projet, trois nouveaux sites de production d’hydrogène par électrolyse d’une capacité totale de 3,5 MW seront implantés à Brest (1,5 MW), Saint-Nazaire (1,5 MW) et Dieppe (0,5 MW) ; ainsi que trois stations de distribution d’une capacité initiale de 1 900 kg par jour.

Celles-ci avitailleront 71 véhicules : 53 bus (30 mesurant 18 m et 23 mesurant 12 m), 10 VUL, 7 bennes à ordures ménagères et 1 poids lourds en retrofit. Ces derniers seront utilisés par Brest Métropole, la communauté d’agglomération de la Région Nazairienne et de l’Estuaire (Carene) et l’agglomération Dieppe Maritime. Cette première phase nécessitera un investissement de 38 millions d’euros, dont 14 millions d’euros de subvention de l’Ademe.