Flottes publiques : Public LLD lance une offre pour accompagner la transition énergétique

La filiale d’Arval dédiée aux acteurs publics propose une solution de location longue durée intégrant véhicules électriques, autopartage et télématique embarquée. L’objectif : répondre aux objectifs fixés par la loi de transition énergétique.

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Public LLD conference
© Public LLD / Arval France

Baptisée « Transition Énergétique & Modernisation », cette solution de location longue durée sur mesure s’adresse en priorité aux flottes de l’État, des collectivités locales et des établissements publics.

Ces derniers sont en effet directement concernés par le sujet, puisque la loi de transition énergétique leur impose depuis le 1er janvier 2017 d’acquérir au minimum 50 % de véhicules à faibles émissions à chaque renouvellement (20 % pour les collectivités territoriales et leurs groupements).

Un marché prometteur puisqu’il représente 250 000 véhicules, mais difficile à atteindre pour les loueurs. L’achat représente toujours le mode de financement majoritaire. En outre, la circulaire du 20 avril 2017 rappelle que le recours à la LLD reste proscrit pour les flottes de l’État, sauf pour les véhicules hybrides et électriques.

La LLD pour financer la transition énergétique

Pour séduire ces acteurs, Public LLD leur propose d’« enclencher la transition énergétique avec un financement neutre et indolore », a expliqué lors d’une conférence de presse Stéphane Spitz, directeur adjoint de Public LLD.

Selon ce dernier, « La LLD permet mécaniquement de ne financer qu’une partie du renouvellement, environ 40 % ». Afin de faciliter la transition de l’achat vers la LLD, le rachat du parc existant est proposé en option : « Nous avons développé avec nos marchands une filière de revente adaptée aux types de véhicules des collectivités », a précisé Stéphane Spitz.

En parallèle, l’offre vise à faciliter l’accès au véhicule électrique : « Nous avons signé un partenariat avec NewMotion pour proposer une offre clé en main incluant l’accès aux bornes de recharge et une carte de paiement, a détaillé Stéphane Spitz. Compte tenu des usages constatés, nous estimons qu’au moins 30 à 40 % des besoins pourraient être couverts par le VE. »

Mutualiser les véhicules

Les flottes auront également la possibilité de mutualiser leurs véhicules. « Les véhicules de service sont déjà plus ou moins en pool mais leur potentiel de mutualisation est sous-utilisé, a affirmé Stéphane Spitz. La mutualisation permet une diminution de la taille totale du parc de 20 %, un ordre de grandeur que nous avons retrouvé dans toutes nos expérimentations. »

En outre, « la location aux collaborateurs pour leur usage personnel représente des ressources additionnelles, en l’occurrence prélevées par Public LLD pour autofinancer la solution, a ajouté Stéphane Spitz. En permettant la sortie d’un véhicule une fois par mois, on autofinance le partage de ce véhicule. » Enfin, le loueur va généraliser la télématique sur tous les véhicules mis à la route à compter du 1er juillet, en permettant aux gestionnaires de parc de débloquer des services selon leurs besoins. Au final, le loueur promet une réduction de 15 à 25 % des coûts de fonctionnement global de la flotte.

Rien de révolutionnaire donc, mais grâce à cette offre ciblée Public LLD souhaite devenir « l’acteur de référence pour accompagner les acteurs publics dans la transition énergétique et le verdissement de leur parc. »

Un appel au gouvernement

Reste désormais à convaincre l’État d’autoriser le recours à la location longue durée plutôt que de privilégier l’achat. « La directive de l’État impose un mode de gestion qui a été pertinent à une époque mais ne l’est plus aujourd’hui, a affirmé Stéphane Spitz. Il faut regarder les faits : la transition énergétique des flottes publiques n’a pas eu lieu. Sur les douze derniers mois, l’électrique a représenté à peine 5 % des mises à la route. »

Le loueur est plutôt confiant : « Nous avons plusieurs dossiers importants en réflexion pour de très grandes flottes de l’État comptant plus de 50 000 voitures et pour lesquelles nous avons simulé le chiffrage et le déploiement pour l’externalisation d’une partie du parc », ajouté Stéphane Spitz.

Au point de se permettre d’interpeller le gouvernement : « Nous lançons un appel à l’État pour qu’il saisisse cette opportunité et accepte notre invitation de rencontre pour que nous travaillons ensemble », a conclu Ferréol Mayoly, directeur général d’Arval France.

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