Quel haut de gamme pour les entreprises ?

- Magazine N°119
511
Quel haut de gamme pour les entreprises ?

Chaque année, lorsque nous établissons notre palmarès des meilleures ventes de véhicules de direction et que nous détaillons l’offre haut de gamme proposée aux entreprises, l’occasion nous est toujours donnée de regretter unanimement l’absence d’un véritable haut de gamme français. Et ce constat s’aggrave lorsque l’on compare l’offre de motorisations des constructeurs nationaux et la véritable panoplie de moteurs diesel proposée par leurs concurrents (de moins en moins) spécialisés d’Outre-Rhin. Bien sûr, le nombre de ventes de modèles de haut de gamme se réduit chaque année non seulement en France, mais également en Europe.

Par ailleurs, le haut de gamme traditionnellement axé sur la berline tend de plus en plus à éclater en plusieurs segments de marché où figurent notamment les monospaces, les 4×4, les SUV, les breaks ainsi que les modèles à caractère plus sportifs. De sorte que sans présence sur les marchés importants que constituent l’Asie ou les Etats-Unis, toute tentative de se faire un nom dans le haut de gamme automobile est vaine. De même, sans légitimité dans le domaine des SUV et sans véritable savoir-faire en matière de 4×4, les marques prennent le risque de se couper de l’ensemble des ventes haut de gamme. Ce dur constat se traduit par exemple par la décision prise par Renault de concevoir son prochain haut de gamme dans le cadre de son alliance avec Nissan.

De son côté, PSA tente de se replacer dans ce segment de marché grâce au nouveau moteur V6 2,7 l HDi développé avec Ford qui équipe actuellement la 607 et bientôt la future Citroën C6, nouveau fer de lance de la fameuse marque aux chevrons. Reste que dans ce segment de vente dominé largement par les immatriculations des sociétés, le coup de cœur l’emporte souvent sur la rationalité du choix dicté par la car policy de l’entreprise.