Quelle définition pour l’autopartage ?

À l’occasion du salon Autonomy, l’accélérateur de start-ups Via ID a consacré une table-ronde jeudi 19 octobre aux enjeux de l’autopartage en ville.

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Autonomy conference ViaID
Au centre, David O'Neill, responsable services, intermodalité et nouvelles mobilités à Ile-de-France Mobilités, et à droite Paulin Dementhon, fondateur & PDG de Drivy.

Pour David O’Neill, responsable services, intermodalité et nouvelles mobilités à IDF Mobilités, « l’impact de l’autopartage sur l’infrastructure représente un très petit marché : la totalité des voitures partagées en une journée en Île-de-France équivaut à une grosse ligne de bus. Mais c’est aussi très important pour le futur du concept de ʺmobility as a serviceʺ. »

Apprendre aux gens à partager leur véhicule

En effet, les véhicules partagés apportent un service public complémentaire, en particulier la nuit où l’offre de transport classique est plus rare. De plus, ils permettent aux gens de payer lorsqu’ils se déplacent et donc de réfléchir à la meilleure solution de transport. « Nous craignons que les véhicules autonomes ne soient extrêmement attractifs pour les usagers. Ils seront plus faciles à garer et le temps passés dans les bouchons pourra être utilisé pour faire autre chose. Apprendre aux gens à partager leurs véhicules est donc pour nous un enjeu majeur », a alerté David O’Neill.

« Une zone grise en termes de fiscalité »

Toutefois, il est aujourd’hui nécessaire de cadrer les pratiques. « Il faut une réglementation claire qui autorise le partage de véhicules, a demandé Paulin Dementhon, CEO de la plateforme de location de voitures entre particuliers Drivy. Ce n’est pas autorisé en Italie, pas vraiment en Espagne, et représente toujours une zone grise en France en termes de fiscalité. Bien sûr, le service ne devra pas être taxé, mais il a besoin d’être validé. Avec un enjeu majeur : disposer d’espaces de stationnement équipés de prises électriques. Les flottes de véhicules électriques sont en train de devenir rentables, il nous faut des prises. »

Qu’est-ce qu’une voiture partagée ?

La grande question est : qu’est-ce qu’une voiture partagée ? Par exemple, Drivy appartient-il plutôt au monde de l’autopartage ou de la location courte durée ? Pour David O’Neill, « il est nécessaire d’avancer sur la labellisation de l’autopartage et du covoiturage, afin de permettre aux villes de leur réserver des places de parking. » Pour favoriser le partage de véhicules, IDF Mobilités mise également sur deux autres actions : adopter des mesures incitatives pour les personnes pratiquant l’autopartage et le covoiturage ; et développer des moteurs de recharche pour aider les gens à trouver l’ensemble des services disponibles autour d’eux.

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