Radars : des échanges transfrontaliers intensifiés avec Monaco

La Sécurité routière a annoncé que les échanges transfrontaliers d’information concernant les infractions routières entre la France et la principauté de Monaco seraient intensifiés et rendus plus réguliers.

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Radars automatiques

La principauté de Monaco n’est pas couverte par la directive européenne du 11 mars 2015 facilitant l’échange transfrontalier d’informations concernant les infractions routières. Cependant, une convention d’entraide judiciaire en matière pénale signée le 8 novembre 2005 prévoit la possibilité d’une transmission spontanée d’information entre les deux territoires. De telles transmissions ont déjà eu lieu depuis 2016 mais n’étaient ni fréquentes ni régulières. Or, « en 2018, ce sont plus de 100 000 infractions qui ont été commises par des conducteurs de véhicules monégasques en France, le pays lui-même comptant à peine 40 000 habitants », constate la Sécurité routière.

C’est pourquoi les autorités monégasques et françaises ont décidé de rendre plus réguliers les échanges transfrontaliers. La France a ainsi effectué le 19 août dernier un signalement des monégasques ayant commis les excès de vitesse les plus graves et plusieurs fois dans l’année, afin que ceux-ci soient sanctionnés par Monaco. Reste à savoir si le dispositif sera systématisé et utilisé dans les deux sens, comme c’est déjà le cas avec 19 États-membres de l’UE – dont récemment la république d’Irlande et la Suède –, et avec la Suisse.