Mobilité verte : Randstad vise un bilan carbone neutre en 2050

La société de conseil en recrutement Randstad ne souhaite plus émettre de gaz à effet de serre à horizon 2050 et, pour ce faire, s’attaque aux rejets liés aux déplacements de ses salariés.
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Randstad mobilité verte

En instaurant le forfait mobilités durables et en électrifiant sa flotte, Randstad, spécialiste du recrutement et de l’intérim, se met à la mobilité verte. En charge de ce projet : les services généraux qui gèrent la politique « voiture » de l’entreprise. Et à sa tête se trouve Delphine Robic, la responsable des services généraux de Randstad France depuis 2015. « À partir de 2016, je me suis aussi occupée de la flotte automobile qui compte aujourd’hui 2 400 véhicules, avec l’ambition d’électrifier le parc, précise Delphine Robic. Ainsi, nous passons actuellement la commande pour 1 000 véhicules dont une petite centaine d’électriques. Tout cela dans le cadre d’un développement des mobilités douces au sein de l’entreprise. »

50 % de CO2 en moins d’ici 2030

Chez Randstad, les raisons de cette nouvelle politique de mobilité verte tiennent en deux points. Tout d’abord, il s’agit de se conformer aux différentes législations qui s’échelonnent depuis cinq ans et qui continueront de se multiplier. Ensuite, la branche française de ce groupe néerlandais doit aussi suivre les objectifs définis par la holding et son programme « net zero ». Ainsi, d’ici 2030, le groupe veut réduire ses émissions de CO2 de 50 % pour ce qui est des rejets liés au transport et aux bâtiments, et de 30 % en matière de travel policy et d’achats de fournisseurs. Le but ultime : arriver à « zéro » émission en 2050.

Une mobilité verte au service des collaborateurs de Randstad…

Delphine Robic, responsable des services généraux de Randstad France

« C’est là notre feuille de route, commente Delphine Robic. De plus, le fait que l’on soit coté en bourse explique cette politique, tout comme notre volonté d’améliorer la qualité de notre marque employeur ». Il est donc ici question de satisfaire les salariés, ainsi que les futurs candidats, avec des actions conjointement menées par le CSE (comité social et économique), l’ex-comité d’entreprise qui joue désormais un rôle sur les questions environnementales.

En termes de mobilité, Randstad a mis sur pied le forfait mobilités durables qui est organisé par le département de la RSE (responsabilité sociétale des entreprises). Le crédit mobilité est en réflexion. « J’y travaille, explique Delphine Robic. Il s’agira vraisemblablement de proposer de l’argent aux collaborateurs intéressés à la place d’un véhicule, puis de sélectionner les mobilités autorisées, comme le train par exemple ».

… et non sans bénéfices financiers

Et l’entreprise n’exclut pas l’opportunité de faire des économies lors de cette opération. En effet, « ce sera aussi l’occasion de réduire le nombre de véhicules de notre flotte. Les coûts de cette dernière ont augmenté de 30 % en deux ans, détaille Delphine Robic. Ce crédit mobilité pourrait aussi intéresser les nouveaux collaborateurs que la voiture séduit moins que leurs aînés. On pourrait également imaginer un crédit mobilité qui consiste en une somme d’argent à laquelle s’ajoute une voiture plus petite et électrique. Ce système sera opérationnel courant 2023 ».

Place aux mobilités alternatives

Toujours dans le cadre de son plan de mobilité verte, Randstad prévoit aussi l’installation de bornes de recharge dans ses locaux et le développement d’une flotte de vélos. Le spécialiste de l’intérim réfléchit également à l’autopartage de véhicules. Si pour l’instant un seul véhicule est « autopartageable » au siège, le pool devrait s’agrandir. Et pour limiter les déplacements, Randstad propose deux jours de télétravail pour les salariés du siège. Enfin, Randstad prévoit des formations autour de l’éco-conduite pour accompagner les collaborateurs dans la conduite électrique. Ces cursus prendront la forme de cours classiques mais aussi de quiz, jeux en ligne et de communications en guise de piqûres de rappel.