Renault Alaskan : un pick-up « access premium »

L’Alaskan, le premier pick-up de Renault, veut d’abord conquérir par le haut du segment tant les « pros » que les particuliers.

- Magazine N°234
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2017 - Essais Presse Renault ALASKAN en Slovénie

L’Alaskan n’est autre que le Nissan Navara qui prête aussi sa base au futur Mercedes Classe X. Renault a ainsi choisi ce pick-up dans sa carrosserie double cabine pour les particuliers, et en cabine approfondie pour les professionnels – avec à la clé la récupération de la TVA et l’absence de malus. Côté transmission, que du 4×4 et verrouillage du différentiel arrière en option (800 euros) ; en face, Nissan offre en plus un pick-up simple cabine et 4×2.

Renault lance l’Alaskan avec son 2.3 dCi de 190 ch et 450 Nm venu du Master (à partir de 41 160 euros TTC). Un moteur complété par sa version simple turbo à 160 ch et 400 Nm (à partir de 36 860 euros) que nous n’avons pas essayée mais qui suffit sur un Navara, y compris pour tracter jusqu’à 3,5 t en remorque.

Renault Alaskan : le confort au rendez-vous

Par rapport au Navara, Renault justifie un « surcoût » de plusieurs milliers d’euros par un équipement de série au complet, ce qui est vrai. Et souligne que la clientèle visée apprécie l’aspect baroudeur des pick-up mais pas l’inconfort. Cela tombe bien : l’essieu arrière se dote d’une suspension multi-bras et ressorts alors que bon nombre de concurrents en sont encore aux ressorts à lames. Le confort dynamique est donc au rendez-vous, sur route comme sur piste ou en tout terrain – un bon point.

Ce positionnement était annoncé lors des essais et le 190 ch n’était proposé qu’en boîte auto. Un choix pas très judicieux pour les professionnels, d’autant que cette BVA se révèle peu réactive et mal programmée pour ses rapports, souvent à la limite du sous-régime. Nous avons relevé 9,0 l/100 km en moyenne avec plus ou moins 1,0 l en fonction de l’utilisation (6,9 l et 180 g de CO2 officiellement). Quant aux capacités de franchissement, elles se montrent excellentes grâce au réducteur enclenchable en 4×4 « court » et au blocage de différentiel.

Au bilan, cet Alaskan fait bonne figure et se revendique de l’« access premium » avec un design venu des récents Kadjar et Koleos.

À lire également : Renault Alaskan, le pick-up de conquête

Notre avis

PLUS
Design réussi • Prestations 4×4 excellentes • Confort de roulage


MOINS
Positionnement prix élevé • Boîte auto lymphatique • Pas de simple cabine ou cabine approfondie

Valeurs futures
Renault Alaskan Double cabine DCI 190 ch Zen Double cabine DCI 160 ch Life
Énergie Diesel Diesel
Boîte de vitesses Manuelle Manuelle
Carrosserie Pick-up double cabine Pick-up double cabine
Cylindrée (cm3) 2 298 2 298
CO2 (g/km) 167 167
Ch din 190 160
Prix neuf TTC (€) 41 160 36 860
Mois 42 42
Km total 100 000 100 000
Valeur reprise TTC (€) 17 930 15 991
Valeur reprise 43,6 % 43,4 %
Valeur vente TTC (€) 21 020 18 749
Valeur vente 51,1 % 50,9 %
Source : Forecast Autovista, novembre 2017.
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