Renault en pleine tempête

Dans le viseur de la DGCCRF, le constructeur français a connu une journée noire le 14 janvier. Il a également été reconnu que les résultats de ses véhicules aux tests menés par l’UTAC dépassent les normes de CO2 et de NOx.

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Renault en pleine tempête

Un titre en chute de plus de 10 % en bourse, des émissions de polluants dépassant les normes en vigueur… La journée du 14 janvier 2016 aura été difficile pour Renault ! Tout est parti d’un tract de quatre pages de la CGT du site du constructeur de Lardy (Essonne). Dans un encadré du document, le syndicat a indiqué que le constructeur français avait fait l’objet, la semaine dernière, de plusieurs perquisitions menées par la DGCCRF. Le syndicat local s’interrogeant sur « l’éventualité d’un lien avec la dépollution ou de la question du CO2 (bonus/malus écologique) ou d’autres questions… ? » Tout en précisant qu’il est « difficile de le dire d’autant plus que la direction n’a pour l’instant pas informé les salariés du site sur le sujet… »

Dans la foulée de la révélation de ces informations, Renault ne tardait pas à réagir dans un communiqué. Il y explique notamment que « la DGCCRF a décidé de faire procéder à un complément d’investigation sur pièce et sur site, qui a vocation à valider définitivement les premiers éléments d’analyse réalisés par la Commission technique indépendante ». Pour rappel, cette commission est chargée de tester les émissions de polluants de 100 véhicules.

Le constructeur a également précisé que « la DGCCRF s’est rendue au siège social, au centre technique Renault de Lardy et au Technocentre de Guyancourt ».

Pas de logiciel truqueur chez Renault

Alors que la rumeur de l’existence d’un logiciel truqueur sur les véhicules de la marque au Losange, semblable à celui utilisé par Volkswagen, a été évoquée, le ministère de l’Écologie, à l’origine des tests des émissions de polluants atmosphériques et de CO2, a rapidement écarté cette information. Dans un communiqué, il a expliqué que « les tests n’établissent pas l’existence de logiciels de fraude, tels que celui de Volkswagen, sur les véhicules testés des autres marques ».

Néanmoins, « les tests montrent des dépassements des normes, pour le CO2 et les oxydes d’azote, sur des modèles concernant plusieurs constructeurs étrangers et un constructeur français », a spécifié le ministère. Ce constructeur serait selon toute vraisemblance Renault qui, dans son communiqué, a annoncé : « Les tests en cours permettent d’anticiper des solutions d’amélioration pour les véhicules Renault qui sortiront des usines comme pour les véhicules en circulation, que le groupe Renault a décidé de présenter rapidement sous la forme d’un Plan Emissions de Renault, qui aura pour objectif de renforcer la performance énergétique de nos véhicules ».