Renault et le développement durable : le recyclage des produits usagés

Que faire des pièces récupérées après une réparation ? Le constructeur au Losange a organisé une vaste filière avec son réseau commercial qui «réceptionne» ces produits hors d’usage, des recycleurs qui les transforment en matière première, et des équipementiers qui utilisent cette matière première pour fabriquer de nouvelles pièces.

- Magazine N°150
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Des produits recyclés

En Europe, les ateliers du réseau se retrouvent chaque année avec un million de batteries, 600 000 boucliers en polypropylène et quelque 100 000 pots catalytiques à retraiter. Ces pièces usagées sont expédiées et triées sur une plate-forme à Flins. Certaines sont remises à neuf dans des installations spécialisées : les moteurs et les boîtes de vitesses mécaniques à Choisy-le-Roi, les boîtes de vitesses automatiques dans l’usine mécanique de Ruitz, d’autres éléments sont confiées à la vingtaine de sites de rénovateurs sélectionnés en Europe, en Turquie et au Maroc.

Des tarifs baissés

Là, ces pièces sont démontées, triées, rénovées. Les pièces défaillantes sont éliminées, les pièces d’usure sont remplacées par des pièces neuves d’origine. Le tout est nettoyé, remonté, contrôlé. Ces éléments refaits à neuf sont ensuite proposés aux propriétaires de véhicules anciens à un prix inférieur de 30 % à 50 % au prix des pièces neuves correspondantes. Ce système d’échange standard séduit une clientèle qui possède un véhicule âgé de 7 ans qui a parcouru en moyenne 100 000 km. Il offre une gamme de 2 600 références réparties en quatorze familles de produits mécaniques (moteurs, boîtes, culasses, démarreurs, alternateurs, pompes d’injection, turbocompresseurs, radiateurs, embrayages, transmissions, directions, étriers de frein, compresseurs de climatisation…). Ces organes bénéficient d’une garantie douze mois, avec kilométrage illimité.