Renault milite pour la sécurité

Renault milite pour la sécurité

Le constructeur français consacre chaque année 100 millions d’euros à l’amélioration de la sécurité passive et active de ses véhicules et à sensibiliser les conducteurs. Une politique volontaire qui lui permet d’afficher neuf modèles ayant obtenu la note maximale aux tests EuroNCAP.

- Magazine N°138
445

D’après les chiffres 2007 de la Sécurité Routière, le nombre de décès sur la route est en baisse pour la 6e année consécutive. Mais le bilan est contrasté puisque le nombre d’accidents est en hausse de 1,3 % et celui des blessés de 2,4 %. Dans le même temps, les résultats du Baromètre d’Axa Prévention réalisé par TNS Sofrès montrent que les comportements sur la route se dégradent. C’est dans ce contexte que Renault tient à mettre l’accent sur les actions menées par le constructeur en faveur de la sécurité. Jean-Yves Le Coz, Directeur de la politique de sécurité routière au sein de Renault, rappelle quelques chiffres probants : « selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), les accidents de la route sont aujourd’hui la 8ème cause de mortalité dans le monde. En 2020, l’OMS estime qu’ils deviendront la 3ème cause de mortalité. De son côté, l’Union européenne s’est fixée l’objectif de passer de 50 000 tués sur les routes en 2000 à 25 000 d’ici 2010. Le coût des accidents est de 420 milliards d’euros dans le monde et de 200 milliards d’euros en Europe. »

Grâce à son expertise et aux avancées techniques dont bénéficie l’ensemble de sa gamme, Renault entend participer à l’amélioration de la situation. A titre d’exemple, le système Renault de Protection de 3ème génération (SRP3 : système de retenue qui combine la double prétension, le limiteur d’effort et l’airbag adaptif à deux volumes) permet de diminuer de 80 % les risques de blessures au niveau de la tête et du thorax.

Temps de réaction et champ visuel

Jean-Yves le Coz rappelle que 80 % des accidents de la route sont dus à une erreur humaine. Voilà pourquoi le constructeur place l’homme au cœur de la conception de ses véhicules. Bien connaître le rôle du facteur humain permet d’optimiser le développement de systèmes de sécurité active pour éviter l’accident et de sécurité passive pour protéger les occupants.

Dans le domaine de la sécurité, rappelle Renault, deux caractéristiques essentielles sont à prendre en compte : le temps de réaction et le champ visuel. Dans le meilleur des cas, un individu en bonne santé met 0,6 seconde pour réagir face à une situation d’urgence. Mais la moyenne se situe plutôt autour d’une seconde. A 50 km/h et avant d’avoir freiné, la distance parcourue par le véhicule pendant ce laps de temps (1 seconde) est de 14 m, soit la longueur de deux passages pour la distance de freinage. Quant au champ visuel, il rétrécit avec l’âge, la fatigue, la prise d’alcool ou de stupéfiants, mais aussi avec la vitesse. A l’arrêt, il est proche de 180°, puis il tombe à 100° à 40 km/h pour enfin chuter à 30° à 130 km/h. Pour Renault, la sécurité ne se résume donc pas à un équipement ou à une technologie. L’interactivité entre le conducteur et son véhicule doit être en permanence adaptée à chaque situation. Conscient de ce dialogue «homme-machine », Renault a développé le concept de sécurité intégrée qui se distingue par son approche globale. Ce travail prend en compte des critères techniques, médicaux, ergonomiques et sociaux. Cette politique aboutit à l’association de dispositifs de sécurité active et passive dont la mission est d’offrir à chaque véhicule un haut niveau de sécurité.

Prévenir les accidents

Renault conçoit des véhicules homogènes en matière de sécurité active et passive. Cette démarche s’appuie sur la sécurité réelle adaptée aux réalités de la route partout dans le monde. Ainsi, Renault donne la priorité aux technologies les plus efficaces pour « prévenir, corriger et protéger » et les propose largement sur sa gamme. Cette politique, directement liée aux véhicules, s’accompagne d’un quatrième axe, plus global, qui vise à sensibiliser le plus grand nombre.

Pour prévenir les accidents, Renault met à la disposition du conducteur des équipements lui permettant d’anticiper les risques (alarmes visuelles et sonores de non-port de ceinture, système de surveillance de la pression des pneumatiques, projecteurs au xénon, feux additionnels de virage…) et de se concentrer sur sa tâche principale : la conduite. Des dispositifs comme l’allumage automatique des phares, la mise en route automatisée des essuie-glaces ou encore le régulateur/limiteur de vitesse l’aident dans cette tâche.

Corriger et protéger

Pour corriger, et donc pour faire face aux situations de conduite difficiles ou d’urgence, la qualité du comportement routier et celle du freinage sont les fondamentaux dynamiques du véhicule qui constituent la base de la sécurité active et de l’évitement d’accident. Pour aider à la conduite dans les situations difficiles ou d’urgence et pallier les défaillances du conducteur, sans pour autant se substituer à lui, Renault propose et démocratise un ensemble d’équipements technologiques : ABS (Anti-lock Braking System),AFU (Assistance au Freinage d’Urgence), ESC (Electronic Stability Control ou contrôle de stabilité électronique), ASR (Anti Slip Regulation ou système antipatinage actif). Ainsi, Renault propose l’AFU de série sur toute sa gamme VP et VU et démocratise l’ESC en le proposant sur tous ses nouveaux véhicules (Nouvelle Twingo, Nouveau Kangoo…) à un prix très abordable (300 € en France).

Autre axe de la politique de sécurité de Renault : protéger le conducteur et les passagers. En assurant un niveau de protection optimal à tous les passagers, petits et grands, occupant les places avant et arrière, Renault conçoit et développe des équipements de protection des passagers en cas de choc allant de la structure même du véhicule aux airbags, ceintures ou appuie-têtes. Parmi eux, Renault a déployé 2 innovations majeures : le système de protection SRP3, déjà évoqué, et le double capteur de choc latéral couplé à l’airbag thorax/bassin bi-chambre et disponible en 1ère mondiale sur Nouvelle Laguna. La généralisation du SRP3 sur le marché permettrait d’épargner 30 % de tués et de blessés graves selon le LAB.

Sensibiliser les usagers

Enfin dernier axe de la stratégie du constructeur, Renault va au-delà des aspects techniques en sensibilisant les conducteurs et les usagers de la route. Depuis plusieurs années, Renault se veut une entreprise citoyenne et mène des campagnes de sensibilisation auprès de toutes les tranches d’âge de la population. La première vise les enfants et les jeunes grâce à l’opération « Sécurité pour tous » lancée dans 23 pays. Elle mobilise parents, enfants et enseignants à travers un programme ludique et informatif. Renault s’investit aussi auprès de ses salariés en les encourageant à être des automobilistes prudents et citoyens avec la diffusion de la « Charte du conducteur du groupe Renault » auprès des 130 000 collaborateurs répartis dans 30 pays. Parallèlement, Renault mène des actions de sensibilisation chaque année en juin lors du Mois de la Sécurité Routière et des actions de formation. Enfin, Renault agit au niveau mondial en étant partenaire d’un programme développé avec d’autres acteurs de l’automobile. Le Global Road Safety Initiative (GRSI) soutient financièrement des actions de sécurité routière dans des pays émergents.

Des efforts récompensés

Bilan de cette stratégie : Renault est la seule marque automobile dont 9 véhicules ont reçu 5 étoiles aux crash-tests de l’association EuroNCAP. Le premier véhicule au monde à avoir obtenu cette note maximale est Laguna II en 2001. Il a été suivi par Vel Satis, Espace IV, Mégane II, Scénic II, Mégane coupé-cabriolet, Modus, Clio III et enfin Laguna III. Si la politique des constructeurs est primordiale en matière de sécurité, les Autorités ont fortement contribué à agir sur la sinistralité en France. La prévention a joué un rôle, mais la politique répressive est sans doute l’élément le plus décisif. Dans un accident, c’est pratiquement toujours le comportement du conducteur qui est en question. Or, la peur du gendarme a un effet très important sur ce comportement. On peut le regretter, mais c’est une réalité tangible.

Renault milite pour la sécurité