Le site Renault à Flins transformé en Re-Factory

Le groupe Renault a annoncé la transformation de son site de production à Flins pour créer la « Re-Factory ». Cette usine « d’économie circulaire de la mobilité » dont l’ouverture est prévue pour 2024 devrait avoir un bilan neutre en carbone d’ici 2030.
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Renault Re-Factory
Présentation de la future Re-Factory à Flins par Renault, le 25 novembre à Boulogne-Billancourt. (C) Olivier Martin-Gambier

Parmi les sites industriels français de Renault, le site de Flins (78) est notamment consacré à la production de la carrosserie et au montage des Nissan Micra, Renault Clio et Zoé. Plus pour longtemps… Le groupe a annoncé le 25 novembre 2020 une transformation de cette usine en Re-Factory à partir de 2021, pour une date de mise en service en 2024 « avec un objectif de bilan CO2 négatif à 2030. »

Cette Re-Factory accueillera un réseau d’experts de la mobilité tels que des start-ups, grands groupes, partenaires académiques et collectivités locales afin qu’ils développent une « économie circulaire de la mobilité ». Dans le détail, ce lieu sera organisé en quatre pôles d’activités interconnectés : « Re-Trofit » pour la maintenance et le réemploi de pièces ou matériaux automobiles, « Re-Cycle » pour leurs approvisionnements, remanufacturing et recyclage, puis « Re-Energy » pour la durabilité des batteries, et enfin, « Re-Start » pour l’éco-conception de futurs produits.

« Re-Trofit » reconditionne les véhicules d’occasion

Tout d’abord, les activités permettant d’allonger la durée de vie des véhicules et leurs usages se dérouleront au sein du pôle « Re-Trofit ». Les véhicules d’occasion seront reconditionnés au sein de sa « Factory VO ». Cette usine intégrera aussi une activité « retrofit » pour la conversion de véhicules thermiques vers d’autres énergies moins carbonées, ainsi que des services de réparation des flottes de véhicules et des nouvelles mobilités.

« Re-Cycle » pour le recyclage des pièces automobiles

Le pôle « Re-Trofit » recevra des pièces rénovées par le pôle « Re-Cycle ». Ce dernier intégrera en effet les activités de rénovation actuellement effectuées au sein de l’usine Renault de Choisy-le-Roi (94). Le pôle « Re-Cycle » va ainsi gérer l’approvisionnement et le recyclage des pièces et des matériaux et livrera les batteries de véhicules usagées au pôle « Re-Energy » pour qu’elles soient réemployées.

« Re-Energy » recharge des batteries

Ce pôle « Re-Energy » sera en effet chargé de l’ensemble de la vie des batteries, c’est-à-dire d’optimiser leur première vie mais aussi de gérer leur fin de vie. Aussi, il élaborera des solutions techniques et d’approvisionnement pour de nouvelles énergies comme l’hydrogène.

Les futures recherches de « Re-Start »

Pour finir, le pôle « Re-Start » sera consacré à la recherche et à l’innovation. Il hébergera un incubateur de start-ups, un pôle universitaire et de formation, ainsi qu’un service d’impression de pièces rares en 3D. Il accueillera aussi un centre de conception et de test de prototypes de futurs matériaux recyclables.

3 000 embauches à prévoir d’ici 2030

Pour faire face à ces changements, Renault a ainsi prévu « des dispositifs d’accompagnement et de formation des salariés afin qu’ils développent de nouvelles compétences ». De même, le groupe envisage de recruter plus de 3 000 personnes pour travailler dans cette Re-Factory d’ici 2030 tandis qu’il annonçait en juin 2020 la suppression de 4 600 emplois en France.

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