Rencontres Flottes Automobiles 2015 : les constructeurs sortent le grand jeu

Le 19 mars dernier, le palais Brongniart a une nouvelle fois fait office de galerie d’exposition pour les constructeurs. Quelque 21 modèles étaient ainsi réunis au pied des marches de la Bourse, telle une haie d’honneur. Entre véhicules thermiques, hybrides et électriques, le choix se voulait particulièrement large pour les gestionnaires de flotte.

- Magazine N°207
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Rencontres Flottes Automobiles 2015 : les constructeurs sortent le grand jeu

Découvert au dernier Mondial de Paris, le nouveau Renault Espace de sixième génération vient redorer le haut de gamme français avec une formule intéressante, entre mono-space et SUV. Plus bas et moins logeable que la précédente génération, il peut néanmoins offrir 7 places. Surtout, il paraît bien plus dynamique et statutaire avec ses grandes roues et sa large calandre chromée.

À l’occasion des Rencontres, Renault a sélectionné la version Initiale la plus huppée de son nouveau vaisseau amiral, équipée d’un dCi de 160 ch (123 g de CO2), de quatre roues directrices 4Control et d’une boîte automatique EDC à double embrayage. Comptez à partir de 34 100 euros.

Les français jouent la carte du renouvellement

Plutôt que sa 308 en version Business, Peugeot a mis en avant sa nouvelle ligne sportive GT. Deux lettres emblématiques et quelques détails esthétiques exclusifs (calandre chromée, double sorties d’échappement, jantes de 18’’, intérieur cuir NAPPA noir avec surpiqûres rouges) qui soulignent bien les penchants sportifs de ce modèle.

Équipée d’un gros diesel 2.0 BlueHDi de 180 ch (400 Nm de couple) et d’une boîte automatique à 6 rapports EAT6, voici la 308 GT prête à affronter la concurrence des Série 1, A3 et autre Classe A. Et tant pis si le CO2 et les tarifs s’envolent (à partir de 33 900 euros en GT BlueHDi 180), les cadres dynamiques ne seront pas déçus.

Juste à côté, Citroën mettaient en avant la cousine et néanmoins rivale de la 308, à savoir la C4 restylée. L’évolution la plus significative a eu lieu sous le capot.

Le premium allemand se réinvente

Petite sœur du très élégant break CLS Shooting Brake, la CLA Shooting Brake était l’ambassadrice de Mercedes. Moins élancé et nettement moins logeable que son aîné, ce break compact aux faux airs de coupé n’en conserve pas moins tout son charme.

Basée sur la Classe A, la CLA Shooting Brake s’équipe d’un châssis traction ou intégral en option (4Matic). Faute de finition Business, c’est une version Sensation 220 CDI qui était présentée avec de belles jantes à dix rayons. Sous le capot, un 4-cylindres 2.2 diesel de 177 ch associé à une boîte automatique 7 rapports 7G-DCT à double embrayage avec palettes au volant. De quoi assurer un bilan énergétique raisonnable : 4,2 l/100 km et 111 g. L’entrée de gamme commence à 30 900 euros.

BMW apparaissait plus classique avec sa Série 1 restylée qui se contente de nouvelles optiques avant et arrière. Dépourvue de variantes berline 4 portes ou break, celle-ci était présentée en carrosserie 5 portes et en version 118d, dotée d’un diesel sobre et tonique de 150 ch (à partir de 105 g en boîte automatique). Cette compacte n’en demeure pas moins originale sur le segment, avec son long capot et ses roues arrière motrices (xDrive en option). Un style inimitable et typique de la marque, pour un tarif qui débute à 25 900 euros en Business.

Volkswagen a fait coup double en exposant deux modèles, un VP et un VU. Le premier est une nouveauté dont on parle peu, la Golf Sportvan. Variante surélevée de la Golf, celle-ci se montre plus familiale dans l’âme avec une habitabilité et un volume de chargement accrus. Uniquement proposée en 5 places, la Sportvan se situe entre la Golf berline et le Touran. Présentée en version 1.6 TDI de 110 ch BVM5, elle ne consomme que 3,9 l/100 km pour 101 g. Comptez à partir de 26 400 euros en Business.

Deux modèles en exposition chez Volkswagen

L’autre modèle était le nouveau Caddy Maxi Van, tout juste commercialisé. Fidèle au style utilitaire de l’ancienne génération avec ses boucliers en plastique noir, ce VUL avait la particularité d’être équipé de quatre roues motrices permanentes (4Motion), avec à la clé une meilleure motricité en charge. En revanche, cela pèse sur la consommation et les émissions : 6,5 l/100 km et 171 g avec un TDI de 110 ch.

Très appréciée des entreprises pour son volume habitable et son chargement record, la Skoda Octavia a montré qu’elle pouvait aussi être raffinée en version break Combi griffée Laurin & Klément, du nom des deux pères fondateurs de la marque. Cette finition se distingue par sa sellerie cuir-Alcantara marron exclusive, ses phares bi-xénon et ses feux de jours avant et arrière à LED. Sous le capot, on retrouve le gros 2.0 TDI de 150 ch associé à une boîte à double embrayage DSG6 (4,4 l/100 km et 117 g pour le modèle présenté). Le prix débute à 31 710 euros (TDI L&K).

De son côté, Opel misait sur son crossover urbain à succès, le Mokka. Qui reçoit enfin ce qui lui manquait tant : un diesel digne de nom. Grâce au tout nouveau 1.6 CDTI de 136 ch, le Mokka gagne en souplesse, en discrétion et en puissance avec un couple accru. Il voit surtout ses émissions chuter à 109 g, de quoi rivaliser avec les ténors du segment, Nissan Qashqai et autre BMW X1.

Opel mise sur le Mokka, Toyota sur l’Avensis

La version mise en avant était un Mokka Cosmo Pack 4×2 livré avec des équipements exclusifs tels que les phares adaptatifs bi-xénon directionnels AFL, un volant chauffant multifonctions, une caméra de recul et le système multimédias IntelliLink. De quoi offrir un bon rapport prix/équipements, pour une entrée de gamme à 19 240 euros.

Pour sa part, Toyota n’a pas mis en avant sa technologie hybride, mais le nouveau design de son Avensis en version break Touring Sports. Cette familiale affirme son identité nippone à travers des lignes plus sophistiquées et une finition intérieure en net progrès. Et devient plus séduisante que jamais face à ses concurrentes françaises et coréennes, la Hyundai i40 SW notamment. Avec les moteurs, elle inaugure deux diesels D-4D d’origine BMW : un 1.6 de 112 ch et un 2.0 de 143 ch. Avec à la clé des consommations et des émissions en baisse. À vérifier.

Fiat a aussi tenu à valoriser une version huppée de sa nouvelle 500X, tout juste commercialisée. Il s’agissait d’une Cross + 4×4 reconnaissable à son bouclier avant spécifique. Reprenant châssis et transmission à sa cousine la Jeep Renegade, cette baroudeuse était équipée d’un puissant diesel 2.0 Multijet de 140 ch associé à une boîte automatique à 9 rapports. Ce qui remonte le niveau d’émissions à 144 g. Nul doute que les entreprises lui préféreront la version 4×2 1.6 Multijet de 120 ch, à peine moins performante et surtout plus économique (109 g). Pour le prix, comptez à partir de 23 590 euros en Business.

Du luxe et du glamour pour les entreprises

Restons en Italie avec Maserati qui a misé sur un modèle susceptible de plaire aux dirigeants d’entreprise, à savoir la nouvelle Ghibli. Mesurant près de 5 m de long, cette grande berline de charme s’équipe d’un diesel V6 de 275 ch, assurant hautes performances (6,3 s pour le 0 à 100 km/h) et sobriété relative à partir de 158 g. Le tarif commence à 67 250 euros.

Cette Ghibli n’échappera pas au malus, mais elle constitue un premier pas vers les entreprises pour la marque. De fait, le modèle d’exposition était doté du Pack Business Plus intégrant le système de navigation, des capteurs de stationnement avant et arrière avec affichage digital et des sièges avant chauffants.

Sur ce créneau de la berline de luxe, Infiniti présentait sa grande Q70 dans une version Sport dotée d’un 4-cylindres diesel 2.2 d’origine Mercedes. Ce moteur, qui équipe déjà la Q50, développe 170 ch et est associé à une boîte automatique à 7 rapports, de quoi limiter les émissions à 129 g. Sur ce modèle, Infiniti propose un équipement technologique de pointe avec le système Connectiviti + qui intègre la navigation 3D avec reconnaissance vocale et écran tactile haute résolution, ainsi qu’un disque dur de 10 Go « Music Box ». L’entrée de gamme s’affiche à 43 900 euros.

Jaguar a aussi fait sensation avec sa nouvelle XE. Rivale des Série 3, A4 et Classe C, cette anglaise de taille moyenne (4,67 m de long) apporte un certain exotisme sur le segment avec une silhouette de berline coupé, des lignes félines et une allure statutaire. Grâce à sa structure en aluminium et à son diesel 2.0 E-Performance de 163 ch, elle n’émet que 99 g. Pour le tarif, comptez à partir de 37 000 euros. Une version Business est prévue pour les flottes.

Les véhicules hybrides à l’honneur

Sur le même segment, Ford présentait sa nouvelle Mondeo Hybrid, uniquement proposée en berline 4 portes et finition haut de gamme Titanium. Soit le premier modèle essence-électricité commercialisé par Ford en Europe. Objectif : concurrencer Toyota, leader en la matière. 

De son côté, Lexus jouait les durs avec son nouveau NX. Mais derrière un style brutal, ce SUV compact (4,63 m) intègre une motorisation hybride très douce à l’usage, avec un mode 100 % électrique comme sur la Prius. L’engin développe 197 ch cumulés afin d’assurer des performances dignes de la catégorie.

Dans la version Luxe 4WD (4×4) présentée, ce NX affichait 5,1 l/100 km et 121 g – une version deux roues motrices est proposée à partir de 116 g. À bord, cette version haut de gamme était livrée avec une sellerie cuir, l’aide au stationnement avec caméra de recul et un système audio Premium 8 HP. Le prix débute à 39 590 euros.

Audi est allé plus loin avec son A3 e-Tron exposée à quelques mètres. Celle-ci mise en effet sur la technologie hybride rechargeable avec une batterie lithium-ion et un moteur électrique plus performant, autorisant, selon Audi, jusqu’à 50 km en mode 100 % électrique. Seule contrainte, il faut recharger la batterie (3 h 45 sur une prise secteur). Une fois celle-ci à plat, l’auto peut encore fonctionner sur son seul bloc essence TFSI de 150 ch, largement suffisant. La puissance cumulée des deux moteurs essence et électricité atteint 204 ch, pour seulement 35 g affichés grâce au mode EV. Comptez à partir de 38 900 euros.

Mitsubishi mise sur l’hybride rechargeable

Dans la gamme des hybrides rechargeables, on pouvait aussi admirer le Mitsubishi Outlander PHEV. En attendant la version restylée d’ici la fin de l’année, ce SUV reste le seul de son segment à proposer un tel mode de propulsion de série sur le marché français. Il fait appel à un moteur essence de 121 ch et à un autre électrique de 82 ch pour un couple total de 320 Nm. L’autonomie en mode EV est annoncée à 52 km, tandis que la batterie lithium-ion se recharge en 3 h 30 sur une prise secteur. L’Outlander PHEV revendique 1,9 l/100 km et un petit 44 g de CO2. L’entrée de gamme est facturée 43 900 euros, avec une garantie de 5 ans et 100 000 km.

Des véhicules 100 % électrique étaient aussi de la partie, avec des modèles aux antipodes : de la BlueCar de Bolloré, bien connue par le service parisien Autolib’, à l’exclusive Tesla Model S. Cette belle et puissante américaine au contenu technologique de pointe était présentée en version 85 (85 kWh) avec un pack de batteries lithium-ion offrant jusqu’à 500 km d’autonomie.

Entre les deux, le Kia Soul EV s’affichait comme le seul crossover 100 % électrique de son segment, avec une batterie lithium-ion qui lui permet de parcourir jusqu’à 200 km. Comme tous les véhicules carburant uniquement à l’électricité, il a droit à un bonus écologique de 6 300 euros à soustraire de son prix de vente à partir de 35 290 euros (EV).

Enfin, le spécialiste du marquage Megamark a choisi cette année de relooker un Renault Kangoo avec son partenaire Hexis. Une manière de mettre en avant son expertise : la protection des carrosseries avec les films Carproteck et la personnalisation de l’identité visuelle avec un graphisme sur mesure.

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