Rencontres Flottes Automobiles : une édition 2014 riche en nouveaux modèles

Sur les 94 exposants du salon, pas moins de 16 constructeurs ont présenté un véhicule devant les marches du palais Brongniart. Dont un certain nombre d’avant-premières : Citroën C4 Cactus, Range Rover Hybrid ou encore Mercedes GLA et BMW Série 4 Gran Coupé. Loueurs et équipementiers étaient également de la partie avec des solutions ad hoc pour les flottes.

- Magazine N°198
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Rencontres Flottes Automobiles : une édition 2014 riche en nouveaux modèles

Comme le veut la tradition du Lion, la Peugeot 308 se décline en break SW. Pour les Rencontres Flottes Automobiles, Peugeot a opté pour une version haut de gamme 2.0 HDI de 150 ch (114 g/km de CO2), équipée d’une nouvelle boîte automatique à 6 rapports. Mais c’est plutôt la version 1.6 BlueHDI de 120 ch (85 g) qui devrait séduire les entreprises.

Des françaises bien inspirées

De son côté, Citroën a dévoilé pour la première fois au grand jour la C4 Cactus. Un crossover compact (4,16 m de long) doté d’un style ludique et personnalisable. Parmi ses particularités, on notera ses protections absorbantes autour de la carrosserie, dites Airbumps, ou encore son aménagement intérieur minimaliste. Grâce à un poids réduit (moins de 1 tonne), la C4 Cactus devrait tirer pleinement profit de ses diesels 1.6 e-HDi de 92 ch ou essence 3 cylindres THP.

Autre véhicule présent, le Renault Captur. Avec son look de crossover urbain, ses galbes et ses carrosseries bicolores, il figure dans le top 10 des meilleures ventes en France. Normal, il coûte à peine plus cher que la Clio et offre une polyvalence accrue. Si le modèle exposé était une doté d’un moteur essence TCe, le Captur mise plutôt sur son diesel dCi de 90 ch à 96 g de CO2 pour séduire les flottes. À découvrir avec la boîte automatique à double embrayage (103 g).

Les allemands avaient aussi répondu à l’appel dont BMW avec sa Série 4 Gran Coupé. À peine plus longue (+ 2 cm à 4,62 m) que la Série 3 berline, elle se distingue par sa taille basse, sa ligne de pavillon cintrée et ses portières sans encadrement. Seules les places arrière se montrent un peu plus étriquées. Cette BMW s’équipe des mêmes diesels EfficientDynamics dont la version 418d de 143 ch pour 119 g de CO2 présentée dans le cadre du salon.

Mercedes a pour sa pour fait coup double avec le crossover compact GLA et la berline Classe C. Le premier affiche un look de baroudeur avec sa garde au sol surélevée dans une version 220 CDI 4Matic Sensation, dotée de 4 roues motrices et d’une boîte automatique à 7 rapports 7G-DCT. La Classe C, elle, a un air de « petite Classe S » dans sa version 220 CDI BlueTec Business Executive, avec 170 ch pour 110 g.

Autre modèle mis en avant, l’Opel Insignia adopte une planche de bord et des équipements technologiques inédits : un combiné d’instrumentation digitale et le système multimédias Intellilink avec pavé tactile Touchpad et reconnaissance vocale. Restylée l’an passé, cette grande berline de 4,84 m de long s’équipe d’un nouveau diesel CTDI de 140 ch ultra sobre (98 g), avec à la clé, selon Opel, un gain de 3 200 euros sur le TCO par rapport à l’ancienne génération.

Les belles anglaises à l’honneur

Face aux allemandes, les anglaises n’ont pas laissé leur place autour du palais Brongniart. Proposée à partir de 46 000 euros TTC, la XF Sportbrake ne coûterait guère plus cher, selon Jaguar, que les modèles germaniques. Elle s’équipe d’un 4 cylindres diesel de 163 ch d’origine PSA plutôt sobre : moins de 5 l/100 km en cycle mixte pour 129 g. Et cette belle anglaise de 4,96 m de long n’oublie pas d’être fonctionnelle avec son coffre de 550 l (jusqu’à 1 675 l).

Pour sa part, le Range Rover va pouvoir se racheter une conduite fiscale avec sa version hybride diesel prévue pour la fin de l’année. Le diesel SDV6, associé à un moteur électrique, fournit ici 340 ch et 700 Nm de couple, pour des émissions limitées à 169 g. Avec à la clé un gain de 4 300 euros sur le malus (2 200 euros) par rapport au diesel classique (6 500 euros).

Autre modèle britannique, la troisième génération de Mini conserve son look néo-rétro et prend de l’embonpoint: sa longueur atteint 3,82 m au bénéfice des places arrière et du coffre (211 l). En moteurs, elle opte pour un diesel 1.5 de 116 ch (92 g) et un nouveau 3 cylindres essence turbo de 136 ch (105 g). Mais c’est la version Cooper S de 192 ch (122 g) que Mini a retenue pour le salon.

Autre nouveauté pour ces Rencontres, le tout récent Jeep Cherokee. Radicalement différent de l’ancienne génération, il adopte une silhouette de crossover sportif. Long de 4,62 m, il recèle un coffre gigantesque de près de 700 l.

Le Jeep Cherokee nouvelle version

La version Limited exposée s’équipe de 4 roues motrices et d’un diesel 2.0 Multijet de 170 ch associé à une boîte automatique à 9 rapports, unique sur le marché. Sur cette version 4×4, le bilan énergétique s’établit à 154 g, pour 5,8 l/100 km. Gageons que la version 4×2 se positionne dans la zone neutre du bonus-malus.

Toyota a aussi répondu à l’appel avec la nouvelle Toyota Auris Touring Sports Business. Tout juste débarquée en concessions, elle reprend le design de la berline mais augmente ses capacités de chargement : de 530 à 1 658 l banquette rabattue.

Le gros volume de cette Auris va de pair avec une modularité astucieuse : double plancher et système EasyFlat pour basculer la banquette arrière. Deux diesels D-4D sont proposés à partir de 113 g, mais surtout une version hybride de 136 ch intéressante pour les flottes : 85 g pour 3,7 l/100 km en cycle mixte.

Vendue exclusivement aux entreprises en version hybride essence, la Lexus IS 300h se veut une alternative crédible aux berlines diesel. Avec son rapport puissance/CO2 de 223 ch pour seulement 99 g, elle ne manque pas d’arguments. Elle revendique aussi des coûts d’utilisation réduits et un gros bonus écologique jusqu’à 3 300 euros.

Les constructeurs asiatiques à l’offensive

Déjà exposée l’an dernier au salon, l’Infiniti Q50 était de retour. Un modèle qui commence à percer dans les entreprises grâce à son diesel 2.2 de 170 ch (114 g) issu du groupe Daimler. Face aux marques allemandes, cette grande berline de 4,86 m de long mise sur quelques exclusivités technologiques : un double écran tactile et une direction entièrement électrique « by wire ». À essayer aussi en hybride essence de 364 ch (à partir de 144 g).

Plus long de 5 cm (4,38 m) que l’ancien modèle, le nouveau Nissan Qashqai paraît plus imposant et massif. Son design gagne en agressivité tandis que la qualité perçue à bord progresse nettement. Uniquement proposé en carrosserie 5 places, ce crossover s’équipe de diesels d’origine Renault : dCi 110 ch à 99 g ou 1.6 dCi 130 ch à 115 g. Malgré la hausse des tarifs (à partir de 23 990 euros en diesel), le rapport prix/équipements reste intéressant pour les professionnels, notamment en Business Connect.

Restylée en fin d’année dernière, la grande Optima (4,85 m de long) poursuit sa carrière sur son segment. C’est ce modèle statutaire que Kia a souhaité mettre en avant lors des Rencontres. Les deux motorisations proposées sont susceptibles d’intéresser les entreprises : la diesel CRDi de 136 ch (128 g) ou l’hybride essence de 177 ch (119 g), méconnue mais pourtant bon marché (à partir de 34 700 euros).

Plus connue (et vendue) dans sa version break 5 portes, l’i40 a permis à Hyundai de s’imposer sur le segment C. Son design travaillé et sa qualité de fabrication n’ont plus rien à envier à la concurrence nipponne et européenne. D’autant qu’elle affiche un bon rapport prix/équipements en finitions Business. Au choix, deux diesels 1.7 CRDi de 115 et 136 ch à partir de 113 g en Blue Drive.

Les Rencontres Flottes Automobiles ne sont pas réservées aux constructeurs ; équipementiers et loueurs y ont aussi présenté leurs solutions. Megamark, en partenariat avec Hexis, a fait sensation avec une Tesla Model S, flamboyante dans sa robe rouge effet « peau de serpent ». Pour dévoiler son savoir-faire, le spécialiste du marquage a de fait habillé la berline américaine 100 % électrique.

Côté loueurs, Alphabet a opté pour une BMW i3 pour communiquer sur sa solution de mobilité AlphaElectric. Avec la volonté d’accompagner les entreprises dans l’électrification des flottes à travers un programme en trois phases : analyse du parc et sélection des véhicules, choix des infrastructures de charge et conseil sur les services de mobilité électrique.

ALD Automotive a pour sa part exposé une Opel Ampera (100 % électrique à prolongateur d’autonomie). L’occasion de valoriser l’offre ALD Drive : un programme de formation développé avec Beltoise Évolution sur tout véhicule, y compris électrique. L’objectif : prodiguer conseils et méthodes à chaque stagiaire pour l’aider à améliorer son comportement au volant.

L’éco-conduite pour réduire les coûts et les risques

Filiale du groupe La Poste, Mobigreen est aussi venu promouvoir l’éco-conduite avec une Peugeot 3008 de démonstration. Cette formation Mobicare initie à l’éco-conduite mais aussi à la prévention du risque routier en conditions réelles. Le stage comprend 70 % d’exercices pratiques et 30 % d’apports théoriques avec un bilan personnalisé. Dans la même logique, le courtier Théorème a mis en scène une « salle de formation mobile » aménagée dans un fourgon Mercedes Sprinter. À bord, on pouvait tester un simulateur de conduite 3D avec PC et vidéo projecteur embarqués.

Les VUL au rendez-vous

Du côté des utilitaires, Multi-T-Lock a présenté ses solutions complètes et personnalisées de verrouillage haute sécurité pour tous types de VU. Des serrures multipoints pour les portes arrière et latérales des camionnettes au blocage du levier de vitesses comme système antivol : le but reste de renforcer la protection du patrimoine matériel. Spécialiste de l’aménagement de VUL, Kit Utilitaire était aussi de la partie avec un échantillon de ses milliers de références de kits prêts à fixer. De quoi équiper un véhicule sur mesure en fonction de ses besoins. Bois ou métal (alu/acier), les structures de rangement sont fabriquées en France.

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