Sixièmes Rencontres Flottes Automobiles : les véhicules à l’honneur

Pour cette sixième édition des Rencontres Flottes Automobiles, les constructeurs ont répondu présent. Et l’espace d’exposition extérieur, au-devant de l’entrée, a permis à tout un chacun de déambuler entre les véhicules, près d’une cinquantaine, regroupant tant des VP que des VUL. Avec, pour certains, des premières exclusives sur le sol français !

- Magazine N°227
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Peugeot 3008
Pour un accès à la gamme Business du 3008 de Peugeot, le 1.6 BlueHDi existe en 100 ch et boîte manuelle à 103 g (4,0 l/100 km NEDC mixte) à 30 400 euros. Le 1.6 BlueHDI de 120 ch et EAT6 affiche 108 g (4,2 l/100 km), à 32 700 euros en Active Business.

Tous les tarifs s’entendent TTC.

Alors qu’elle était dévoilée en première mondiale le même jour au salon de Genève, la Mini Countryman en version hybride rechargeable était déjà révélée aux Rencontres Flottes Automobiles. Une belle preuve de la confiance de Mini France dans sa dernière-née, véritable SUV de 4,30 m de longueur, dévoilée ici sous les traits de la Mini Cooper SE Countryman e-All4, avec à la clé 224 ch et 385 Nm de couple. Commercialisation en juin aux environs de 38 400 euros.

2 Mini Countryman hybride rechargeable
La Mini Countryman hybride rechargeable se dote du module électrique de la Série 3 (3-cylindres 1.5 l essence de 136 ch et 88 ch en électrique), soit 40 km d’autonomie en 100 % électrique, jusqu’à 125 km/h, 2,1 l/100 km et 49 g (NEDC).

Autre révélation concomitante avec Genève, le nouveau Land Rover Discovery TD4 (4,97 m de longueur, 2,1 t à vide) qui, dans cette version 4-cylindres 2.0 turbodiesel de 180 ch/430 Nm et boîte auto 8 rapports, parvient à tout juste 159 g, pour une consommation mixte de 6,0 l/100 km. L’accès à la gamme en finition SE s’affiche à 50 900 euros et l’on se souvient que Jaguar Land Rover affiche de grandes ambitions cette année pour ses ventes sociétés et PME.

Jaguar à l’assaut des flottes

Jaguar n’était justement pas très loin avec son grand SUV F-Pace qui s’équipe aussi depuis peu de ce 4-cylindres 2.0 TD4, mais dans une puissance de 163 ch et 380 Nm de couple, en propulsion et boîte manuelle uniquement. Objectif : mieux pénétrer les flottes et venir se frotter au premium allemand avec un prix débutant à 44 410 euros en finition Pure.

Le F-Pace de Jaguar s’équipe depuis peu du 4-cylindres 2.0 TD4 de 163 ch et 380 Nm de couple, en propulsion et boîte manuelle uniquement. Ce qui abaisse le CO2 à 126 g, soit 4,8 l/100 km en usage mixte NEDC.

Mercedes, premier visé, se concentrait sur la récente Classe E dans sa nouvelle motorisation hybride 350 e, venue directement du récent GLC 350 e du même métal. Elle reprend donc le 4-cylindres 2.0 l de 211 ch plus le moteur électrique de 82 ch, le tout émettant 49 g pour un prix de 65 500 euros en Business Executive.

Dans sa version hybride 350 e, la Classe E de Mercedes reprend au GLC 350 e le 4-cylindres 2.0 l de 211 ch plus le moteur électrique de 82 ch, le tout émettant 49 g pour un prix de 65 500 euros en Business Executive.

En revanche, Mercedes préférait mettre en avant la version diesel 200 d de 136 ch pour sa Classe B (109 g et 4,2 l/100 km), star des ventes sociétés pour la marque à l’étoile, plutôt que la Classe B électrique ou NGD (gaz naturel). Toutes trois se déclinent en version Business. Pour la B200 d, les prix commencent à 34 250 euros.

BMW ne s’y était pas trompé non plus et exposait non loin de là sa dernière Série 5 berline (4,97 m de longueur), commercialisée en version 520d Efficient Dynamic depuis mars. Ce modèle bat tous les records de sobriété avec son 2.0 turbodiesel de 190 ch pour tout juste 3,9 l/100 km et 108 g, avec son excellente boîte auto ZF 8 rapports.

Facturée 48 150 euros en finition Lounge et 50 050 euros en Business, cette Série 5 veut prouver que le luxe allemand peut rester « abordable » et ultra efficient.

Le monde du premium

Chez Audi, on préférait rester « modeste » dans la taille du véhicule exposé et cela tombait bien : c’est le SUV compact Q2, à tout juste 4,19 m de longueur, qui jouait les premiers rôles, dernière nouveauté du premium d’Ingolstadt.

En Business Line avec le 1.6 TDI de 116 ch et la boîte manuelle (114 g, 4,4 l/100 km, cycle mixte NEDC), le Q2 d’Audi est facturé 30 300 euros ; il fait encore mieux en boîte auto Stronic7 à 109 g et 4,1 l/100 km pour 32 450 euros.

Pour lui donner la réplique et conformément à ses grandes ambitions vers le premium, Peugeot exposait son 3008, récemment auréolé du titre de Voiture de l’année 2017. Soulignons que le modèle idoine pour les professionnels sera la version 1.6 BlueHDI 120 ch et boîte auto 6 rapports EAT6 à 108 g (4,2 l/100 km cycle mixte NEDC). Facturé 32 700 euros en Active Business, ce dernier se montre bien plus alerte et agréable à conduire que le 2.0 BlueHDI trop rugueux.

Cet objectif « premium » se veut aussi celui DS avec sa DS4 Crossback, une voiture au look baroudeur, à la garde au sol surélevée, et qui pèse aujourd’hui plus d’un tiers des ventes de cette compacte de 4,27 m de longueur basée sur la Citroën C4.

Alors que cette dernière et la DS4 « normale » sont disponibles en version Business, la DS4 Crossback cultive son positionnement dans le haut de gamme et c’est la version Executive qui joue ce rôle auprès des professionnels. Sous le capot, le 120 ch du 1.6 BlueHDI officie avec une consommation mixte de 3,8 l/100 km à 100 g, à partir de 31 900 euros.

Toujours chez PSA, Citroën a enfin trouvé son positionnement de généraliste « de qualité » et c’est bien entendu la nouvelle C3 qui était à l’honneur dans une livrée noire nacrée du plus bel effet, ravissant à la marque sœur DS les attributs du « premium ».

Outre une carrosserie aux couleurs vives et bi-ton, la C3 de Citroën sait se montrer classique. La gamme Business se décline en essence et diesel avec le BlueHDi 100 ch à 93 g pour 21 620 euros en finition Shine Business parfaitement équipée.

Les français au rendez-vous

Renault, pour sa part, avait choisi de mettre l’accent sur son offre électrique Z.E. avec la récente Zoé 41 kWh (prix de départ à 23 600 euros), et sur la Talisman, son porte-drapeau dans les entreprises, ici en carrosserie break (+ 1 200 euros). Rappelons qu’en Business, cette Talisman est proposée en 1.6 dCi de 110 ch à 95 g seulement (31 900 euros), ainsi qu’avec la boîte double embrayage EDC à 33 500 euros pour 97 g.

Pour la Talisman de Renault en berline ou break Estate (photo), on ne saurait trop recommander d’opter pour le 1.6 dCi de 130 ch à 102 g, soit un tarif de 33 200 euros (34 800 euros avec la boîte EDC et 112 g).

Des diesel que l’on retrouve chez… Infiniti, marque cousine de la galaxie Renault-Nissan, qui exposait judicieusement une unique voiture, son Q30 fabriqué par Mercedes sur le modèle de son GLA, compact au look baroudeur.

Avec le 1.5 dCi de 109 ch emprunté à Renault, le Q30 d’Infiniti pointe à 103 g à partir de 27 100 euros. En revanche, le 2.2 diesel Mercedes est à l’œuvre dans la version de 170 ch à 109 g, facturée 31 800 euros.

Toujours dans la galaxie Renault-Nissan, le japonais Nissan misait sur sa nouvelle Micra fabriquée à Flins aux côtés de la Clio ; la plate-forme stricto sensu est celle de la génération précédente de Clio. Sous le capot avant, on retrouve naturellement le 1.5 dCi en 90 ch à 85 g.

Restons au Japon mais avec une voiture fabriquée elle aussi dans l’Hexagone, la polyvalente Toyota Yaris. Elle se réservait ici dans sa dernière version et bien entendu en hybride HSD 1.5 l de 100 ch à 3,3 l/100 km et 75 g. Son tarif commence à 20 400 euros en Business. Et Lexus n’était pas en reste avec sa récente IS 300h, dotée de 223 ch pour 97 g (à partir de 40 490 euros).

  • Alfa Romeo avait fait le déplacement avec sa grande berline Giulia (4,64 m de long), notamment équipée du 2.2 diesel de 136 ch et 380 Nm à 109 g et 4,2 l/100 km en usage mixte NEDC. Les prix débutent 32 690 euros en Pack Business.
  • Skoda avance ses pions en entreprise avec le grand SUV 5 ou 7 places Kodiac (4,70 m de longueur) de très belle facture. Comptez 36 350 euros en Business avec le 2.0 TDI de 150 ch et boîte DSG7 pour 131 g.
  • La toute nouvelle génération de la Civic se dote d’un 3-cylindres essence 1.0 iVTec de 129 ch à 110 g seulement. Fabriquée au Royaume-Uni, cette Honda est accessible à partir de 22 900 euros en Elegance.
  • Aux côtés de la Yaris, le récent crossover CHR de Toyota était aussi de la partie en version hybride HSE de 122 ch pour 3,8 l/100 km et 86 g. Pour les tarifs, comptez 29 050 euros en Dynamic Business.

Des versions pour les professionnels

Non loin, on retrouvait le premium avec Volvo qui pousse les feux de son grand break V90 exposé en D5 AWD, soit la conséquente puissance de 235 ch, avec transmission intégrale et boîte auto Geartronic 8 rapports à 129 g pour un prix de 58 150 euros en Momentum Business.

Pour 12 000 euros de moins, vous pourrez vous contenter des 150 ch turbodiesel en traction et boîte manuelle à 119 g de la version D3 de ce V90. La déclinaison plus « baroudeuse » Cross Country sera commercialisée dans la foulée sous l’appellation Pro et non plus Business (D4 de 190 ch à 138 g en 4×4 et BVA, 55 850 euros).

Volkswagen était aussi sur le « mode » professionnel avec sa Passat berline toute de noir vêtue, voiture de maître ou de VTC… Sous le capot, le 2.0 TDI en 4Motion à tout juste 120 g en boîte manuelle pour cet unique modèle en finition Confortline Business qui coiffe la gamme pour 37 220 euros.

L’espagnol Seat, qui bénéficie aussi de la technologie Volkswagen-Audi, mettait en avant son récent Ateca, avec le plus petit 1.6 TDI de 115 ch et boîte manuelle à 114 g, à partir de 29 180 euros en Style Business. Ce SUV compact peut aussi reprendre le 2.0 TDI de 150 ch à 129 g en 4×4 pour 33 130 euros, toujours en Style Business.

Revenons en Allemagne avec Opel – propriété de PSA depuis peu –, en pleine phase de lancement de son Ampera-e, une Chevrolet Bolt électrique développée et fabriquée par General Motors aux États-Unis. L’avenir dira si ce modèle restera dans la gamme de la marque à l’éclair ou sera remplacé par une voiture électrique 100 % PSA.

Chez Opel, l’Ampera-e 100 % électrique n’est pas encore au catalogue et son prix n’est pas disponible (prévu à moins de 40 000 euros). Tout comme les caractéristiques techniques dont une autonomie de 500 km annoncée mais pas certifiée.

Ford, tout aussi allemand qu’Opel, exposait pour sa part son Kuga dans sa finition haut de gamme Vignale pour la clientèle européenne. Il est vrai que ce SUV compact « présente bien » avec son intérieur tout de cuir tendu et ses chromes rutilants.

Emmené par le récent petit mais nerveux 1.5 TDCI de 120 ch, le Kuga n’émet que 115 g et passe à 122 g, toujours en 4×2 et boîte manuelle, avec le plus connu 2.0 TDCI de 150 ch.

Fiat cible les flottes

Toujours dans le monde du SUV, Jeep jouait la carte du Renegade, en attendant le nouveau Compass, plus dans le segment des SUV compacts et routiers. Soulignons que le Renegade, fabriqué en Italie auprès de la Fiat 500X et qui en partage l’essentiel des éléments hors carrosserie, est emmené par le 1.6 Multijet de 120 ch à 115 g, au tarif de 25 700 euros en Longitude Business.

Un moteur que l’on retrouve sous le capot de la Fiat Tipo Station Wagon qui trônait sur le pavé parisien et inaugurait une finition d’accès à la gamme pour les professionnels, justement baptisée Pro, pour un prix de 21 490 euros (98 ou 89 g avec le pack Eco). La finition Business nécessite 1 500 euros supplémentaires et la Business Plus encore un saut de 1 000 euros.

Terminons ce panorama des VP exposés par la coréenne Kia Rio qui fait preuve de belles prestations avec son 1.4 CRDI de 90 ch à 98 g, pour un prix de départ à 15 690 euros.

Les utilitaires s’exposent

Volkswagen ne pouvait pas manquer le rendez-vous des Rencontres Flottes Automobiles pour lancer son dernier-né, le fourgon Crafter qui s’émancipe de la tutelle de Mercedes.

Pour Gruau, nouvelle sortie de l’Electron II, version électrique développée sur la base du Fiat Ducato avec son moteur électrique de 90 kW alimenté par une batterie de 38 ou 51 kWh, voire 58 kWh en fonction des besoins, pour une autonomie jusqu’à 260 km.

Toujours dans le domaine du VUL électrique, il faut noter la présence, remarquée car fortement colorée, du Colibus aux couleurs du transporteur DHL, un petit fourgon de 6 ou 8 m3 et 890 kg de charge utile, homologué N1 (vitesse maxi 80 km/h) et de fabrication française.

Ce Colibus est emmené par un moteur électrique de 15 kW (20 ch) alimenté par une batterie de 12,2 kWh qui assure, selon son fabricant, une autonomie de 152 km NEDC, largement suffisante pour la livraison du dernier kilomètre.

Les équipementiers au rendez-vous

Fidèles des Rencontres Flottes Automobiles, l’aménageur Modul System exposait son savoir-faire sur un Boxer, Mul-T-Lock sur un Kangoo, et Optima sur un Master. Sans oublier StoreVan et Bott, spécialiste des mobiliers techniques pour utilitaires, ici sur un Trafic. Tous comme à la parade, alignés afin de mieux démontrer les trésors d’ingéniosité développés pour répondre aux desiderata de professionnels aguerris.

Sortimo, outre un aménagement classique de fourgon, exposait son tricycle électrique au design plutôt réussi ! Le Groupe CAT, spécialiste de la logistique et du transport de véhicules, avait aussi répondu présent, tout comme Euromaster avec son Transporter aménagé pour l’intervention sur site ou sur la route.

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