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René Lepetit, Ineo : « Nous avons défini des seuils à ne pas dépasser »

Ineo fait partie du pôle électricité du groupe Suez. Sa flotte compte 5 000 véhicules de moins de 3,5 tonnes. René Lepetit, responsable du parc, revient sur l’impact de la TVS sur la gestion de sa flotte.

- Magazine N°123
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« Notre politique flotte diffère en fonction du type de véhicule. Pour les VU, nous imposons les modèles. En revanche, pour les véhicules légers, nous avons quatre budgets à partir desquels les collaborateurs des différentes catégories peuvent choisir le modèle qu’ils préfèrent. J’ai pris connaissance de la nouvelle TVS à la fin de l’année 2005. J’ai été surpris car j’avais des véhicules qui allaient être immatriculés en janvier. Si j’avais su, je les aurais immatriculés en décembre. Cette mesure a été prise en catimini. Nous nous sommes fait piéger. Ma réaction ? Le mécontentement. Mais que voulez-vous faire ? Si j’avais immatriculé mes véhicules en décembre, la TVS sur certains modèles aurait été deux fois moins élevée. Pour le siège d’Ineo, cette nouvelle fiscalité entraîne un surcoût de 25 à 30 %. Pour limiter l’impact du nouveau mode de calcul, nous avons défini des seuils d’émission de CO2 à ne pas dépasser : 140 grammes pour les deux premières catégories,160 pour les deux plus hautes. Résultat : les monospaces ne passent plus.

L’Espace et le C8 posent de gros problèmes. Seul le Touran passe. Pour les véhicules les plus taxés, nous allons inciter les collaborateurs concernés à en changer, mais il est difficile de les faire évoluer. Il n’en reste pas moins que cette mesure va dans le bon sens pour préserver l’environnement. Cela dit, la mise en œuvre a été rapide et nous n’avons pas été informés. Depuis, la charge de travail a été importante pour rester dans un taux d’imposition acceptable. Mais, finalement, avec les seuils que nous avons établis, nous allons faire des économies par rapport à l’ancien mode de calcul. Mais je m’interroge sur les intentions du gouvernement en matière de VU. Aujourd’hui, ils ne sont pas soumis à la TVS. La vignette supprimée sur les VU, c’est un pactole en moins qui pourrait être contrebalancé par leur imposition en matière de TVS. »