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Salon CES Asia 2016 : auto et techno à Shanghai

Premier marché automobile au monde, la Chine est également en passe de devenir le premier marché pour les équipements électroniques grand public. De quoi légitimer une édition chinoise du CES, plutôt habitué de Las Vegas. Visite sous l’angle automobile du deuxième CES Asia, un salon encore limité mais promis à une croissance exponentielle.

- Magazine N°219
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Salon CES Asia 2016 : auto et techno à Shanghai

L’an passé, pour la toute première édition du CES Asia à Shanghai, Audi avait marqué le coup avec une nouveauté en exclusivité, la version électrique e-tron de sa super sportive R8. Pas de marque aux anneaux cette année, mais une forte présence de BMW avec l’un des plus grands stands parmi les constructeurs regroupés dans un hall à part entière.

Sur ce stand trônait le concept i Vision Future Interaction, vu à Las Vegas en janvier. Construit sur la base de la très spectaculaire sportive hybride électrique i8, il rassemblait les différentes pistes d’innovation de la marque en matière de mobilité autonome, d’énergie alternative, d’interface homme-machine (entre autres gestuelle) et de connectivité.

Une clientèle très technophile

Mercedes Classe E LLe positionnement de constructeur high-tech et connecté se veut particulièrement important en Chine : avec un âge moyen d’environ 35 ans, l’acheteur y est bien plus jeune que dans les autres régions du monde, Europe en tête. Un acheteur ultra-connecté donc, et très sensible aux arguments technologiques.

Pour sa part, Mercedes a misé sur sa Classe E L allongée, tout récemment révélée au salon de Pékin, pour montrer ses dernières avancées en termes d’aide à la conduite et de connectivité, avec assistance au changement de file automatique et communication avec d’autres véhicules. Le constructeur a aussi emmené le très aérodynamique concept IAA, révélé au salon de Francfort.

Autre aspect des changements qui touchent le marché chinois, l’apparition du système d’autopartage Car2Go avec ses petites Smart, lancé dans la ville de Chongqing. Le constructeur dispose d’environ 700 ingénieurs dans ses centres de R&D basés en Chine, un chiffre témoin de l’importance de ce marché pour Mercedes. Qui collabore avec Baidu et WeChat, les équivalents locaux du moteur de recherche Google et de la messagerie instantanée WhatsApp.

Du côté de Volvo, la vedette est revenue aux XC90 et S90 avec, entre les deux dernières stars statutaires de la marque sino-suédoise, le Concept 26, vision de l’intérieur du futur, capable de s’adapter aux phases de conduite active et aux phases autonomes, avec un écran géant rétractable dans la planche de bord même.

Connectivité et autonomie au programme

Pourquoi 26 ? Car selon Volvo, 26 minutes, c’est le temps moyen pour un trajet domicile-travail, celui où l’on profite volontiers d’une phase de conduite autonome pour commencer à travailler. Enfin, General Motors, en plus de montrer un ancien concept-car au design ultra futuriste, a mis l’accent sur le présent avec OnStar, son service de télématique embarquée.

Les équipementiers étaient aussi de la partie, comme le français Valeo qui mettait en avant sa dernière acquisition, l’allemand Peiker, spécialiste des solutions de télématique embarquée. Continental, quant à lui, a emmené en Chine son Citroën Cactus transformé en « Holistic Connectivity Car », démonstrateur de solutions de connectivité pour optimiser les opérations de ravitaillement, notamment en carburant. Un projet mené conjointement entre les ingénieurs européens et asiatiques de l’équipementier.

Du fait des spécificités du marché chinois et de la diversité des acteurs, ces projets se font tous dans le cadre d’une coopération internationale. Et les constructeurs capables de relever les défis de la conduite autonome au beau milieu du chaos des grandes villes chinoises sauront sans aucun doute maîtriser les conditions que nous connaissons.

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