Santé au volant : un risque à prendre en compte

L’épidémie de covid-19 a placé la sauvegarde des conducteurs au centre des préoccupations du gestionnaire de flotte. Qui peut aussi proposer une politique visant à améliorer la santé de ces mêmes conducteurs. L’objectif est entre autres d’éviter les troubles musculo-squelettiques (TMS), tout en mettant le frein sur le stress et en stoppant les addictions.

- Magazine N°259
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Santé au volant - Transporteur de personnes à mobilité réduite, Titi Floris forme chaque année ses conducteurs aux bonnes postures de conduite avec des kinésithérapeutes. Ces cours permettent aussi de mieux aider les clients à monter dans les véhicules.
Transporteur de personnes à mobilité réduite, Titi Floris forme chaque année ses conducteurs aux bonnes postures de conduite avec des kinésithérapeutes. Ces cours permettent aussi de mieux aider les clients à monter dans les véhicules.

C’est un inventaire à la Prévert qu’égrène Julien Tonner pour la caisse régionale d’assurance maladie Île-de France (Cramif). Et cet ingénieur conseil au service prévention des risques professionnels est formel : oui, les conducteurs sont susceptibles de dégrader leur santé en conduisant. Oui, ce risque a longtemps été minimisé par des employeurs qui ne s’intéressaient qu’aux accidents de la route.

« Il existe des facteurs de dégradation de la santé liés à l’acte de conduite, précise Julien Tonner. La liste est longue : risques physiques affectant la colonne vertébrale (rachialgie), dus aux vibrations du véhicule transmises par la route, ou...

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