Seat mise sur les nouvelles mobilités en 2017

Enfin sorti du rouge, le constructeur cherche à développer de nouveaux services connectés pour s’imposer sur le marché et séduire les nouvelles générations de conducteurs.

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Seat autopartage

Seat a présenté son budget financier 2016 à l’occasion d’une conférence de presse à Barcelone, sa ville d’origine.  L’année dernière, le constructeur a généré un chiffre d’affaire de 8,6 milliards d’euros, soit + 3,2 % par rapport à 2015, avec plus de 400 000 unités vendues. Avec un bénéfice net de 232 millions d’euros en 2016, c’est la première fois que la marque a affiché un résultat positif depuis 2007. Sa croissance a notamment été portée par le segment SUV avec l’Ateca (voir notre brève), dont 25 000 unités ont été mises à la route en 2016. « Ces résultats commerciaux nous ont permis de renforcer notre position sur tous les marchés européens, a commenté Luca de Meo, président de Seat. Nous sommes passés d’une marque de niche à une marque pertinente. »

Sur le marché de l’entreprise, 80 000 véhicules ont été vendus. Le constructeur a notamment équipé les forces de police italienne et espagnole et compte trouver de nouveaux clients en 2017. « Les flottes moyennes et grandes représentent une opportunité de développement importante », a déclaré Luca de Meo.

Une position affirmée en Espagne

En 2017, Seat souhaite donc consolider sa position et entamer une nouvelle phase de développement. Le constructeur a tout d’abord affirmé sa volonté de devenir le premier constructeur espagnol : il occupe actuellement la deuxième place sur le marché intérieur avec 77 000 véhicules vendus. Pour y parvenir, Seat compte avant tout sur son usine de Martorell, qui expérimente la nouvelle plateforme MBQ-A0 sur les nouvelles Ibiza et Arona (voir notre brève).

Le constructeur prévoit de plus de se développer au-delà de l’Europe occidentale, sur la ceinture méditerranéenne et en Amérique du Sud. Une usine d’assemblage final sera ainsi inaugurée en Algérie au second semestre 2017 pour la production locale d’Ibiza et de Golf.

Les nouvelles mobilités en ligne de mire

Pour s’affirmer en interne face à Volkswagen et convaincre le public en externe, Seat mise aussi sur le développement de produits et services de mobilité connectée. Selon Leyre Ovalarria, directrice de l’équipe Easy Mobility à Martorell, l’enjeu est à la fois de « rester toujours connecté en conduisant », mais aussi de récolter des données pour « suivre les conducteurs tout au long de leurs trajets », afin de leur proposer toujours plus de services personnalisés.

Au sein du Métropolis Lab, en plein cœur de Barcelone, le constructeur prévoit ainsi de travailler avec des start-up pour développer des applications dédiées à la mobilité qui pourront être implantées dans ses véhicules (voir notre brève). Il teste notamment un système de navigation prédictive et de management de trafic tenant compte des évènements locaux via les capteurs de la ville, afin de conseiller le meilleur itinéraire aux utilisateurs et d’optimiser le trafic en influant sur la durée des feux de signalisation par exemple. Autre service en test : une application pour trouver et payer facilement une place de parking. Toutes les solutions sont proposées aux employés de l’usine Martorell, sur les véhicules de la flotte interne de Seat.

Le groupe profite également de cet écosystème pour expérimenter sa propre solution d’auto-partage sur les start-uppers, avec des eMii électriques et une application développée en interne. L’objectif : obtenir des retours des potentiels utilisateurs, observer les modalités d’utilisation, trouver un moyen de monétiser le service et évaluer combien les utilisateurs sont prêts à débourser.

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