Sécurité routière : 30 équipements obligatoires dès mai 2022

Après avoir trouvé un accord provisoire le 26 mars 2019 avec le Conseil de l’Union européenne, le Parlement européen a approuvé par 578 voix pour, 30 contre et 25 abstentions, le texte de la révision du règlement sur la sécurité générale des véhicules à moteur.

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© Commission européenne

Dans ce cadre, environ trente dispositifs avancés de sécurité deviendront obligatoires. L’adaptation intelligente de la vitesse, la facilitation de l’installation d’un éthylomètre antidémarrage, l’avertisseur de somnolence et de perte d’attention du conducteur, la reconnaissance avancée de distraction du conducteur, le signal de freinage d’urgence, la détection en marche arrière et l’enregistreur de données d’événements devront équiper tous les nouveaux modèles à compter de mai 2022, et tous les modèles existants dès mai 2024.

En outre, le système de freinage d’urgence, déjà imposé aux camions et aux bus, le sera aussi pour les VP et VUL. Ces derniers bénéficieront aussi en série du système de maintien de la trajectoire. Du côté des poids lourds, les technologies de « vision directe » seront obligatoires pour tous les nouveaux modèles dès novembre 2025 et pour tous les modèles existants dès novembre 2028. L’objectif : réduire « autant que possible les angles morts à l’avant et du côté du conducteur ».

Améliorer la sécurité passive

Enfin, la future réglementation vise aussi à améliorer « les exigences en matière de sécurité passive, comme les crash-tests (avant et latéral) ainsi que les pare-brise, en vue de limiter la gravité des blessures des piétons et cyclistes, précise le Parlement européen. L’homologation des pneumatiques sera aussi améliorée pour tester les pneus usés. »

Ces mesures doivent contribuer à atteindre l’objectif européen, à savoir zéro décès et blessures graves dans le transport routier d’ici 2050. En 2018, environ 25 100 personnes auraient perdu la vie sur les routes de l’UE, et 135 000 auraient été blessées, selon les chiffres provisoires de la Commission européennes. Le texte doit maintenant être soumis au Conseil des ministres de l’Union européenne qui s’était déjà prononcé favorablement.

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