Sécurité Routière : les comportements s’améliorent, pas les routes

Dans son baromètre annuel, Axa Prévention note une amélioration du comportement des Français au volant, malgré une hausse des chiffres de la mortalité routière. Le sentiment d’insécurité sur certaines routes est également pointé du doigt.

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Sécurité Routière : les comportements s’améliorent, pas les routes

Après une année 2015 marquée par un relâchement des Français au volant, le baromètre Axa Prévention 2016, basé sur les réponses de 1 543 automobilistes, est formel : « Malgré le nombre de morts qui augmente depuis deux ans sur les routes de France, on constate des améliorations sur certains comportements ».

Premier d’entre eux, l’alcool au volant. Ainsi, d’après les données collectées, 23 % des personnes interrogées reconnaissent prendre le volant après avoir consommé deux verres d’alcool, un chiffre en repli de 5 points par rapport au dernier sondage.

Autre comportement en amélioration, l’utilisation du téléphone au volant. Si 30 % des sondés concèdent encore l’utiliser, ce chiffre est en chute de 8 points sur un an. Même constat du côté de l’envoi ou de la lecture de SMS : 15 % affirment toujours le faire contre 23 % en 2015. Reste cependant un problème : « Près d’un conducteur sur deux déclare utiliser le téléphone souvent au volant pour au moins un usage ».

La vitesse en baisse, les routes moins sûres ?

Dernier comportement pointé du doigt en 2015 : la vitesse. Et là encore, les Français interrogés annoncent « une baisse significative des mauvais comportements liés à ce phénomène ». Dans les faits : 14 % concèdent rouler à 160-170 km/h sur autoroute contre 19 % en 2015. Et Axa Prévention de poursuivre : « Cette amélioration se constate également en ville où ils sont 39 % à reconnaitre rouler à 65 km/h (contre 44 % en 2015) ».

Au-delà de la simple étude du comportement des Français volant, Axa Prévention a décidé cette année de pointer un phénomène pour le moins inquiétant. En effet, d’après le sondage, 41 % des personnes interrogés déclarent se sentir en insécurité sur le réseau secondaire. En cause : le comportement des autres conducteurs (86 % des sondés), le manque d’entretien des infrastructures (59 %) et enfin la mauvaise signalisation des zones de danger (30 %).

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