Publi-Communiqué

3 – Organiser les trajets

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sécurité routière

Dans le transport routier, la durée du travail répond à une réglementation spécifique. Le conducteur professionnel d’un véhicule de plus de 3,5 t devra par exemple observer, après 4 h 30 de conduite, une pause ininterrompue d’au moins 45 minutes, ou une pause d’au moins 15 minutes, suivie d’une pause d’au moins 30 minutes. Plus généralement, il convient de respecter les durées de travail et les temps de repos : un manquement à cette obligation pourrait engager la responsabilité pénale de l’entreprise en cas d’accident. Cette dernière ne doit pas hésiter à modifier son organisation pour réduire les risques auxquels les salariés s’exposent sur la route.

Ainsi, face au risque d’endormissement et lorsque son activité l’autorise, l’entreprise doit éviter les déplacements de nuit ou décaler constamment les horaires de travail des salariés conducteurs. La mise à disposition de locaux de repos individualisés sur les sites destinataires constitue une autre solution. Pour des missions temporaires ou une activité de chantier, l’entreprise peut aussi choisir de loger ses salariés à l’hôtel pour leur éviter des allers-retours sources de fatigue supplémentaire.

Cette gestion des trajets ne suffit pas. L’employeur doit aussi s’assurer de l’état de santé des salariés et de leur aptitude à la conduite, notamment par des contrôles d’alcoolémie. À l’image des opérations de chargement ou déchargement, qui nécessitent d’établir des protocoles de sécurité, d’autres activités parmi les plus sensibles peuvent aussi faire l’objet d’un protocole qui précisera les conditions de fonctionnement.

Le dernier dossier de Flottes Automobiles sur la sécurité routière

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