LLD : le bilan définitif de 2018

Sesamlld, le syndicat des entreprises des services automobiles LLD et des mobilités, a publié les chiffres consolidés du marché de l’année 2018, ainsi que les résultats de son étude annuelle consacrée aux évolutions du métier de loueur.

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Sesamlld - évolution des mises à la route en LLD entre 2013 et 2018
Source : Sesamlld

En 2018, sur 2 632 556 véhicules légers mis à la route, 894 679 unités étaient destinées au marché entreprise dont 548 133 à la LLD (hors LCD et véhicules de démonstration et de constructeurs). La LDD a ainsi représenté 20,8 % des immatriculations globales et 61,3 % de celles aux entreprises et affiché une hausse de 7,6 % par rapport à 2017. En parallèle, les restitutions sont restées constantes à 422 744 unités, soit + 0,5 % par rapport à 2017. Au total, les acteurs de la LLD avaient ainsi, au 31 décembre 2018, 1 458 816 véhicules en parc et 425 958 véhicules en fleet management, en hausse respectivement de 6,73 % et 10,72 % comparé à 2017, soit un total de 1 884 774 véhicules gérés (+ 7,61 %).

Source : Sesamlld

Les VU préférés aux VS

Les VP ont représenté 67,5 % des mises à la route en 2018 (+ 1,2 point comparé à 2017), contre 29,8 % pour les VU (+ 1,1 point) et 2,7 % pour les VS (- 2,3 points). « Si la part des VP est quasiment stable depuis 3 ans, celle des véhicules société (VS) diminue régulièrement au profit des véhicules utilitaires (VU), analyse Sesamlld. L’attrait d’un régime fiscal particulier semble diminuer face à la complexité de gestion des véhicules transformés et l’évolution des gammes VU et camionnettes répond certainement mieux aux besoins auparavant couverts par les VS. »

Sesamlld - Répartition du parc LLD mis à la route en 2018 selon les catégories de véhicules
Répartition du parc LLD mis à la route en 2018 selon les catégories de véhicules. Source : Sesamlld

Des contrats plus longs et des montants plus élevés

Du côté des contrats signés en 2018, le montant moyen financé s’élève à 23 189 euros, soit + 5,7 % par rapport à 2017. Quant à la loi de roulage, la durée moyenne de détention est de 38,2 mois, contre 37 mois en 2017, et le kilométrage moyen de 97 137 km, contre 86 734 km en 2017 (+ 12 %) ; soit une moyenne de 29 029 km par an, contre 28 244 km en 2017. À noter que ces données ont été pondérées en fonction du nombre de contrats des loueurs adhérents.

Source : Sesamlld

La souscription de services associés est restée stable par rapport à 2017. Les loueurs ont notamment géré 778 237 amendes et 118 077 sinistres en 2018 au profit de leurs clients, mais aussi acheté 1 035 865 pneus et 468 millions de litres de carburants.

Vers des véhicules moins polluants

Enfin, la tendance est à la diminution des locations de véhicules polluants au profit de véhicules plus vertueux en termes d’émissions de CO2. Les véhicules émettant entre 166 et 200 g/km de CO2 représentent désormais 5 % du parc tandis que les véhicules émettant moins de 60 g/km comptent pour 4 % du parc, contre respectivement 6 % et 3 % en 2017. « Avec la mise en application du NEDC corrélé le 1er septembre 2018 et l’homologation WLTP à venir, la structure des classes d’émission de CO2 du parc LLD pourrait accélérer sa transformation », anticipe le syndicat.

Source : Sesamlld

Son étude annuelle révèle en effet que 76 % des adhérents considèrent que l’avènement de la norme WLTP a marqué le métier en 2018, suivi par « les problématiques liées à la transition énergétique et les zones de flou dans l’application de la réglementation » (69 % des répondants). « 15% des loueurs interrogés ont rencontré des difficultés sur les commandes de véhicules et leurs délais de livraison, notamment dans le contexte des changements de motorisation », précise Sesamlld.

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Gestionnaires de flotte : des attentes qui évoluent

Les attentes des gestionnaires de flotte ont aussi évolué : selon les loueurs, elles se concentreraient pour 61 % sur « le conseil quant à la fiscalité, les typologies de véhicules et le choix des énergies » mais aussi sur les outils de gestion et leur digitalisation ; suivis par les services d’autopartage (38 %) et la personnalisation de la relation aux collaborateurs et la proposition d’options de multi-modalités (32 %). Les responsables de parc seraient en outre demandeurs de plus de flexibilité.

Résultat : « La capacité à offrir des options mixtes se généralise cette année et devient un objectif pour 46 % des loueurs sondés. 15 % d’entre eux souhaitent travailler sur les prix des nouvelles offres, sur le contact direct avec le conducteur et enfin sur la modération de l’engagement de durée », indique le syndicat.

Au final, sur les deux prochaines années, 84 % des loueurs visent une croissance, 46 % misent sur le développement soit d’offres spécifiques et personnalisées, soit d’offres à destination des TPE et des particuliers, et enfin 38 % s’adresseront au marché des services de mobilité. Quant au véhicule autonome, s’il n’est pas encore en vue pour 46 % des répondants de l’étude, 61 % estiment toutefois que son arrivée impliquera une évolution du business model de la LLD, avec des questions concernant notamment l’assurance des passagers, la responsabilité du véhicule et les prestations à offrir.