Sondage OpinionWay : électrique plutôt que thermique

D’après un sondage OpinionWay pour Electra, près de la moitié des Français détenteurs de véhicules thermiques se disent prêts à passer à l’électrique.
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OpinionWay électrique thermique

Selon un récent sondage OpinionWay, le véhicule électrique a le vent en poupe face au thermique. Réalisé à la demande d’Electra, spécialiste de la recharge rapide de véhicules électriques, ce sondage a été mené du 16 au 17 mars 2022 à l’aide d’un questionnaire en ligne auprès d’un échantillon de 1 043 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.

Vers la fin du thermique ?

OpinionWay rappelle d’abord que la majorité des Français (85 %) possèdent encore aujourd’hui un véhicule à essence ou diesel. Dans le détail, ces chiffres atteignent 53 % pour l’essence et 46 % pour le diesel. Mais la donne pourrait changer. En effet, le sondage révèle que 43 % des Français détenteurs d’un véhicule thermique pourrait envisager de le remplacer par un véhicule électrique. Et un sur cinq souhaite le faire d’ici 2025 (18 %). En cause : la hausse des prix des carburants. Dans le détail, parmi les propriétaires de véhicules thermiques, 5 % seraient prêts à changer d’ici fin 2022, 8 % d’ici 2024 et 5 % à partir de 2025. Un quart des conducteurs de véhicules thermiques souhaitent le faire mais ne se prononcent pas sur la date exacte de changement de véhicule (25 %).

L’électrique, surtout pour les citadins et les moins de 50 ans

Le constat est encore plus manifeste en ville. 50 % parmi les habitants d’agglomérations de 20 000 à 100 000 habitants et 45 % des habitants des agglomérations d’au moins 100 000 habitants se disent prêts à franchir le pas (contre 35 % en zone rurale). Et même 51 % pour les personnes interrogées qui résident en Île-de-France. Le sondage analyse aussi les données relatives à l’âge et au niveau social. Ainsi, les moins de 50 ans sont davantage prêts à passer à l’électrique dès 2025 (21 % contre 14 % des 50 ans et plus). Plus particulièrement, près d’un quart des moins de 35 ans souhaitent le faire d’ici trois ans (24 %). Les catégories socio-professionnelles aisées se montrent elles aussi plus réceptives au changement (24 % contre 15 % des catégories populaires).

Le coût à l’achat pointé du doigt

Selon le sondage OpinionWay, plus de la moitié des propriétaires de véhicules à essence ou diesel ne se disent pas totalement convaincus par l’électrique. Et pointent ses limites. Le sondage révèle d’abord que 9 % d’entre eux discréditent le manque de choix dans les gammes pour l’électrique. Et 5 % redoutent que les batteries ne prennent feu. Mais ces faits restent à la marge. Ce sont en effet surtout les raisons pratiques et économiques qui sont évoquées. Au premier rang desquelles le coût d’achat d’un véhicule électrique. Pour rappel, le prix d’un véhicule électrique débute à 20 000 euros TTC et peut atteindre les 90 000 euros TTC environ. Pour 69 % des personnes interrogées, ce coût représente donc un frein. D’ailleurs, 78 % des foyers à faibles revenus (moins de 2 000 euros par mois) craignent davantage d’investir dans des voitures électriques (contre 66 % de foyers aux revenus supérieurs).

La question de la batterie

D’après le sondage, la batterie reste l’un des inconvénients principaux de la voiture électrique. En cause : le manque d’autonomie. Ainsi, la moitié des détenteurs de véhicules thermiques ne souhaitant pas passer à l’électrique soulignent ce manque d’autonomie. Autre aspect évoqué : le manque de points de charge qui reste un problème pour 40 % des personnes interrogées. C’est même 46 % pour les Franciliens. Idem pour la question du temps de charge de la batterie. Avec une nuance tout de même : les Franciliens restent les plus intéressés par un temps de charge accéléré. 50 % pointent la longueur de temps de charge contre 33 % des ruraux.