Stellantis K0 Hydrogen : au point mais hors de prix

Avec ses fourgons K0 Hydrogen, Stellantis offre des VU zéro émission, performants et rapides à « recharger », mais encore très chers.
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Stellantis K0 Hydrogen
Le nouveau Peugeot e-Expert Hydrogen.

Chez Stellantis, les fourgons K0 Hydrogen semblent représenter un bon compromis. En effet, bien que leurs sœurs 100 % électriques (Citroën ë-Jumpy, Opel Vivaro-e et Peugeot e-Expert) dispensent un très bon confort et un silence de fonctionnement élevé, elles se heurtent malgré tout à une autonomie de 200 à 300 km seulement. Ainsi qu’à un temps de recharge long, sans commune mesure avec un plein de gazole.

La solution de la pile à combustible (PAC) à hydrogène offre pour sa part le meilleur des deux mondes. Le fonctionnement reste identique à celui d’un modèle électrique, avec une production d’électricité au fur et à mesure des besoins, mais le plein ne demande que quelques minutes. De plus, l’autonomie que procurent les 4,4 kg d’hydrogène sous pression à 700 bars atteint environ 400 km.

Enfin, implantés dans l’espace des batteries des K0 électriques, les réservoirs d’hydrogène n’obèrent pas l’espace de chargement. Avec à la clé un volume utile de 5,3 et 6,1 m3, équivalent à celui des thermiques ‒ la version Hydrogen des K0 n’est disponible que dans les deux plus grandes longueurs.

Stellantis K0 Hydrogen : performances et agrément de conduite inchangés

Soulignons aussi la présence d’une batterie « auxiliaire » de 10,5 kW pour assister la PAC lors des phases où elle n’est pas la plus performante et lors des démarrages. Placée sous les sièges, cette batterie empêche cependant de bénéficier de la banquette passagers deux places. Elle peut se recharger avec la prise habituelle des versions électriques.

À l’usage, les versions à PAC des K0 ne changent rien par rapport aux modèles 100 % électriques : les versions à hydrogène affichent les mêmes performances et le même agrément de conduite. Mis à part quelques bruits inhabituels de « tuyauterie qui se vide » et un sifflement inexistant avec les modèles électriques à batteries. Le système de récupération d’énergie implique un frein moteur important mais aussi une recharge de la batterie auxiliaire. Et la conduite se fait très convaincante, avec une puissance de 100 kW (136 ch) et une vitesse maxi de 115 km/h (limitée par construction).

Mais pour cela, il faudra régler le problème de l’approvisionnement en hydrogène, puisque l’Hexagone ne compte qu’une cinquantaine de pompes. Et il faudra aussi mettre la main au portefeuille : ces modèles s’affichent à 116 000 euros HT au tarif ! Stellantis a déjà annoncé une remise de l’ordre de 11 %. Le groupe souligne également que le prix du kilo d’hydrogène, à environ 10 euros, est appelé à devenir de plus en compétitif face à l’augmentation régulière des prix des carburants fossiles…