Subaru Outback 2. 0 Boxer Diesel

Grande première pour la marque aux étoiles, la mise au point du premier moteur diesel 4 cylindres à plat Boxer. D’une puissance relativement modeste de 150 ch, il fait valoir son grand silence et la quasi absence de vibrations.

- Magazine N°136
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Les voitures du japonais Subaru pourraient être qualifiées de « voitures d’ingénieurs », tant les solutions techniques retenues sont éloignées des voitures «marketing » dont les constructeurs nous abreuvent quotidiennement. Ici, c’est d’abord l’avancée technologique qui prime sur une quelconque étude de marché. Au risque de passer à côté des réels besoins d’une clientèle qui lorgne toujours plus sur les vertus supposées des moteurs diesel…

Décision a donc été prise de développer une offre diesel chez le nippon. Mais pas n’importe laquelle : plutôt que d’aller chercher chez Toyota (qui détient 20 % du capital) un «quelconque» diesel 4 cylindres,6 cylindres ou même 8 cylindres en ligne ou en V, Subaru a décidé de concevoir le premier moteur diesel Boxer quatre cylindres pour voiture de tourisme. S’il n’est pas à proprement parler le premier à tenter cette originalité technique, il revient à Subaru d’en faire un vrai « flat four » refroidi par eau et développant 150 ch, et même 180 ch l’année prochaine.

« Rester dans les tours »

Les avantages de ce moteur sont immédiatement perceptibles : absence quasi totale de vibrations, même au ralenti, grand silence de fonctionnement, montée en régime rapide et relance facilitée. A condition de « rester dans les tours » comme on dit dans le jargon des amateurs de Boxer. En effet, la boîte manuelle à 5 rap- ports est assez mal étagée avec un allongement exagéré des vitesses pour favoriser la sobriété. Avec 5,8 l/100 km en usage mixte, soit 153 g/km de CO2, on peut saluer la performance pour une Subaru. Et en combinant les avantages du diesel avec la transmission intégrale, le nippon réussit son pari de proposer des voitures aux prestations sportives, délivrant un véritable agrément de pilotage et se jouant des pièges climatiques sous nos latitudes avec une sécurité de haut niveau en 4 roues motrice permanentes.

Revers de la médaille, cette voiture d’ingénieurs n’embarque pas le « fin du fin » en matière de multiplexage : pas de déclenchement automatique des essuie-glaces ou d’allumage auto des projecteurs, encore moins d’ordinateur de bord sophistiqué ! Voiture de puriste donc… D’ici la fin de l’année, toute la gamme doit passer au Boxer Diesel : Forester en septembre et Impreza en décembre.

Notre avis

Bien

Moteur très agréable

Agilité et tenue de route

Une consommation maîtrisée

A revoir

Puissance un peu limitée

Boîte 5 mal étagée

Design un peu fade

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