Le TCO en détail

34 302 euros : voici le TCO moyen d’un VP d’entreprise en 2015 selon les derniers calculs de l’OVE, à paraître dans l’édition 2016 du TCO Scope. Pour mémoire, ce TCO s’élevait à 34 808 euros en 2014.

- Magazine N°219
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Le TCO en détail

Ce chiffre 2015 est calculé sur une durée de 48 mois et un kilométrage de 100 000 km, et porte sur un échantillon de six segments de véhicules. Ces 59 véhicules représentent un échantillon de 281 814 unités sur un total de 428 653 immatriculés dans les entreprises. À noter que pour les véhicules électriques, les durées sont de 48 mois et les kilométrages de 60 000 km.

• Première composante, la dépréciation a constitué 41,36 % du TCO d’un VP en 2015, contre 40,3 % en 2014. Une évolution liée principalement à la hausse du prix des véhicules neufs sur la période. Pour l’OVE, cette dépréciation recouvre « la différence entre la valeur immobilisée (prix catalogue – remise) et la valeur prévisible de revente à la fin des 48 mois de détention (valeur résiduelle). »

• Le poids des frais financiers est passé de 4,70 % en 2014 à 4,27 % en 2015, un recul lié à la baisse du coût de l’argent durant cette période.

• L’entretien a pesé 8,96 % du TCO en 2015 contre 8,6 % en 2014. La montée en puissance de la technologie à bord des véhicules explique sans doute cette évolution. Sans oublier la sinistralité qui peut impacter ce poste à la hausse. Même constat pour l’assurance passée de 9 % du TCO en 2013 et 2014, à 9,8 % du TCO en 2015.

• L’énergie a représenté 11,65 % du coût d’usage d’un VP en 2015 contre 13,5 % en 2014. Une diminution liée à la baisse des prix du pétrole qui s’est répercutée sur les prix à la pompe. Pour mémoire, l’énergie pesait 15 % du TCO en 2013. Mais à ce moment-là, le prix moyen de référence du litre d’essence s’établissait à 1,57 euro tandis que celui du diesel atteignait 1,40 euro, contre respectivement 1,35 euro et 1,15 euro aujourd’hui.

• La partie charges fiscales et sociales a constitué 20,98 % du TCO en 2015, contre 20,4 % en 2014, soit la TVS, les amortissements non déductibles et les charges sociales sur les avantages en nature. « Dans ce calcul, il est fait abstraction du poids de la TVA non déductible sur les achats de biens et services relatifs aux VP, soit environ 20 % supplémentaires », précise l’OVE. Pour sa part, la TVS a représenté 5,07 % de ce coût d’usage en 2015, contre 5,8 % un an auparavant. De janvier 2015 à janvier 2016, les émissions de CO2, bases de calcul de la TVS, ont reculé de 3,1 % en France en moyenne pour s’établir à 109 g/km, selon les dernières statistiques du CCFA. Dans les entreprises, ce taux tourne autour de 106 g.