Le TCO passe au vert

S’il ne date pas d’hier, l’aspect environnemental dans la gestion des flottes bouleverse les habitudes de calcul du TCO.

- Magazine N°219
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Le TCO passe au vert

« L’arrivée des hybrides a changé la donne dans le benchmark des TCO théoriques qui se cantonnait auparavant à la comparaison entre les moteurs diesel et essence, pointe Dominique Allain pour Autovista. Ces hybrides ont ouvert le champ à une gestion plus fine prenant en considération les usages des conducteurs. »

Et il faudra aussi composer avec l’offre de modèles électriques, hybrides rechargeables, voire même à hydrogène. « Plus globalement, nous observons une plus grande diversification des flottes d’entreprise et une plus grande maturité des gestionnaires dans leur approche TCO », constate Dominique Allain. Diversification certes, mais à un rythme encore balbutiant, tant la culture du diesel imprègne les flottes des entreprises françaises. Sans oublier le poids de la fiscalité…

À Lyon, le verdissement est bien entamé. La ville est ainsi en train de revoir la répartition diesel/essence de sa flotte en accroissant la part de l’essence au fur et à mesure des renouvellements depuis deux ans.

« Le principal avantage recherché est de faire baisser les taux d’émissions de particules fines polluantes. Et l’équipe s’est rendu compte que les véhicules essence ne faisaient pas pour autant augmenter le TCO, dans la mesure où ils sont moins chers à l’achat et à l’entretien. Cela compense la hausse du coût du carburant, qui n’est pas significative pour des moyennes de roulages inférieures à 15 000 km par an », illustre Christian Gardin.

Sans oublier le recours à l’électrique : « De par l’ADN de notre fonction d’agents de la ville de Lyon, nous sommes particulièrement sensibles à l’aspect environnemental. Nous avons donc introduit des modèles électriques avec quinze Renault Zoé, cinq Kangoo Z.E. et un Maxity », décrit le responsable.