TCO Scope 2020 : un PRK en hausse en 2019

Selon le TCO Scope 2020 de l’Arval Mobility Observatory, le prix de revient kilométrique moyen a atteint un record en 2019, à 0,392 euro TTC pour les VP et 0,289 euro HT pour les VUL.

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TCO Scope 2020
Source : Arval Mobility Observatory

L’Arval Mobility Observatory vient de publier son TCO Scope 2020, une neuvième édition exclusivement numérique, covid-19 oblige. L’observatoire a estimé le coût d’usage moyen pondéré d’un véhicule d’entreprise en se basant sur les 60 VP et les 25 VUL les plus vendus dans chaque segment, avec une loi de roulage de 48 mois/100 000 km, soit 25 000 km parcourus par an sur quatre ans.

Bilan : après cinq années de baisse des coûts d’usage des véhicules d’entreprise entre 2012 et 2016, la tendance s’est inversée en 2017 et le prix de revient kilométrique (PRK) moyen pondéré a affiché en 2019 son plus haut niveau depuis la création du TCO Scope.

Ce PRK s’élevait en effet à 0,392 euro TTC pour les véhicules particuliers et 0,289 euro HT pour les utilitaires légers en 2019, soit respectivement + 0,77 % et + 1,8 % comparé à 2018. L’observatoire pointe toutefois un « ralentissement de la hausse » entre 2018 et 2019, qui s’explique par une stabilité du prix du carburant et un repli des consommations moyennes.

TCO Scope 2020 : des disparités selon les segments

Entre 2012 et 2019, le PRK a ainsi augmenté de 5 % pour les VP et de 4,71 % pour les VUL. Attention toutefois, cette tendance ne concerne pas tous les segments. Pour les VUL, sur neuf ans, le PRK a ainsi diminué pour les fourgons (- 3,48 %) et est resté stable pour les grands fourgons, mais a augmenté pour les véhicules fiscaux (+ 2,27 %) et les fourgonnettes (+ 1,65 %).

En revanche, avec les VP, tous les segments ont subi une hausse : économique (+ 15,22 %), supérieur (+ 11 ,73 %) et moyen-inférieur (+ 11,47 %), moyen-supérieur (+ 5 %) et luxe (+ 2,36 %). L’observatoire pointe une recrudescence des ventes de véhicules essence qui augmentent le coût d’usage, ainsi que l’abaissement du seuil de déclenchement du malus à 177 g en 2019 qui a eu un impact sur la fiscalité. À noter qu’entre 2018 et 2019, le PRK a cependant affiché un repli sur les segments supérieur (- 2,12 %) et luxe (- 8,96 %), signe d’une diversification énergétique avec de nouveaux modèles électriques éligibles au bonus.

La dépréciation comme composante principale

La principale composante du TCO reste la dépréciation du véhicule – c’est-à-dire la différence entre sa valeur immobilisée et sa valeur prévisible de revente –, et ce tant pour les véhicules particuliers que les utilitaires légers.

Pour les VP, la dépréciation représentait 40,08 % des coûts en 2019, soit en moyenne 15 751 euros, en hausse de 1,96 % par rapport à 2018 et de 9,9 % comparé à 2012 du fait de l’augmentation des prix des véhicules. Les VP subissent ensuite des charges sociales et fiscales représentant 22,63 % du TCO, suivies des frais d’entretien, de pneumatiques et d’assurance (18,74 %), puis d’énergie (15 %) et enfin des frais financiers (3,4 %). L’observatoire note une progression du budget énergie, passé de 5 479 euros à 5 918 euros entre 2018 et 2019 : « Ceci traduit la montée en puissance des véhicules essence au sein des parcs et la croissance des consommations moyennes. »

Côté VUL, la dépréciation comptait pour 50,6 % des coûts en 2019, soit 14 670 euros en moyenne, soit + 5,63 % par rapport à 2018 et + 17,64 % comparé à 2012. L’entretien (23,4 %) et l’énergie (21,1 %) sont ensuite les deux autres postes les plus importants du TCO, avec un budget en baisse respectivement de 0,7 % et de 2,36 % entre 2018 et 2019.

Les motorisations alternatives avantagées par la fiscalité

Pour finir, le TCO Scope 2020 met en avant les coûts d’usage des motorisations alternatives, en raison d’une fiscalité avantageuse. Sur le segment inférieur, le modèle électrique de la Peugeot 208 et la Yaris hybride reviennent ainsi moins cher à l’usage que leurs versions thermiques quel que soit le kilométrage. Idem pour les Citroën C5 Aircross et Peugeot 3008 hybrides rechargeables sur le segment moyen-inférieur, ainsi que pour le Hyundai Ioniq électrique et le Mercedes EQC sur le segment supérieur et luxe

Côté VUL, le Kangoo électrique a de même un TCO plus bas que sa version diesel sur tous les kilométrages étudiés. L’électrique sort également gagnant pour le Peugeot Partner sauf sur le kilométrage le plus faible (60 000 km) où la version essence est plus avantageuse

Une tendance qui se traduit aussi par une baisse des taux d’émissions moyens pondérés : ceux-ci ont reculé de 13 g/km pour les VP et de 16 g/km pour les VUL entre 2012 et 2019, atteignant respectivement 101 g et 133 g malgré d’importantes disparités selon les segments.

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