TCO Scope 2021 : le PRK moyen en baisse pour les VP et les VUL

Selon le TCO Scope 2021 de l’Arval Mobility Observatory (AMO), le prix de revient kilométrique moyen s’est élevé en 2020 à 0,372 euros pour les VP et 0,269 euros pour les VUL, en baisse respectivement de 5,1 % et de 6,92 % comparé à 2019.
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TCO Scope 2021
Source : AMO

L’Arval Mobility Observatory (AMO) a publié son TCO Scope 2021, soit la dixième édition de son étude, qui évalue le coût d’usage moyen d’un véhicule d’entreprise particulier ou utilitaire léger.

Sur le segment VP, le prix de revient kilométrique s’élevait ainsi à 0,372 euro en 2020, contre 0,392 euro en 2019. « Après deux années de hausse des coûts d’usage des véhicules utilisés dans les flottes d’entreprise, la tendance est de nouveau à la baisse en 2020, pointe l’AMO. Le PRK moyen pondéré ressort en baisse de 5,1 % par rapport à 2019 et revient à son niveau de 2012. »

En cause : une baisse du coût des carburant entre 2019 et 2020 – 14 centimes de moins pour l’essence et 18 centimes de moins pour le diesel –, ainsi qu’une hausse du nombre de véhicules électriques dans les entreprises avec un impact sur la fiscalité et les frais d’entretien.

 

VP : un PRK moyen de 0,372 euro en 2020

Dans le détail, tous les postes ont affiché une baisse, mais ont conservé leurs poids respectifs. « La principale composante du TCO reste la dépréciation du véhicule (41 %) », indique l’AMO, à 15 041 euros en moyenne, soit – 4,51 % comparé à 2019. Suivent les charges sociales et fiscales (23,20 % du TCO à 8 719 euros, en baisse 1,98 %), l’entretien-pneumatiques-assurances (19,22 % du TCO, 7 207 euros), l’énergie (13,63 % du TCO, 5 113 euros) et les frais financiers (3,85 % du TCO, 1 440 euros).

 

TCO Scope 2021 decomposition VP
TCO Scope 2021 evolution VP

Cette baisse a concerné presque tous les segments : « Sur un an, le segment Eco affiche la plus forte baisse (- 7,55 % à 0,245 € TTC/km), suivi du segment Inférieur (- 4,76 % à 0,280 € TTC/km) et du segment Moyen Supérieur (- 2,61 % à 0,448 € TTC/km) », détaille l’AMO. En revanche, « le segment Moyen Inférieur reste stable (0,417 € TTC/km) tandis que le segment Supérieur voit son coût d’usage augmenter de + 3,8 % (0,634 € TTC/km) », poursuit-il.

Enfin, les 60 VP étudiés émettent en moyenne 112 g/km de CO2, soit 11 g de plus qu’en 2019 (+ 10,9 %). « Cette évolution s’explique par l’entrée en vigueur de la norme d’homologation WLTP, avec une nouvelle grille d’émissions des véhicules, liée au mode de mesure en conditions de conduite réelles, explique l’AMO. La présence plus importante de modèles essence (plus émetteurs de CO2) au détriment du diesel, favorise également cette remontée. »

Il y a cependant des variations selon les segments, selon leur taux d’électrification : « En un an, le segment Économique enregistre une chute de 69,76 % de ses émissions (74 g/km), tandis qu’elle atteint – 39,13 % sur le segment Luxe (42 g/km) », illustre l’AMO.

 

VUL : un PRK moyen de 0,269 euro en 2020

Sur le segment VUL, le coût total moyen pondéré a été évalué à 27 026 euros en 2020, sur 48 mois et 100 000 km. On obtient ainsi un PRK de 0,269 euro, en baisse de 6,92 % comparé à 2019. Outre une baisse du prix du carburant, les consommations moyennes « poursuivent leur décrue année après année, explique l’AMO. En 2020, elles s’établissent à 4,67 litres aux 100 kilomètres, contre 5,05 l/100 km en 2019 et 5,25 l/100 km en 2018. »

Là encore, presque tous les postes ont affiché une baisse, et ce malgré une hausse du prix catalogue (+ 5,78 %). La dépréciation reste la principale composante du TCO à hauteur de 52,09 %, avec un coût moyen de 14 079 euros, en recul de 4,03 % comparé à 2019. Elle est suivie par l’entretien-pneus-assurance (24,38 % du TCO, 6 588euros, – 3,06 % comparé à 2019) et l’énergie (17,94 % du TCO, 4 849 euros, – 20,73 % comparé à 2019). Quatrième poste à 4,42 %, les frais financiers ont en revanche augmenté de 5,66 % en un an à 1 194 euros. Enfin, les charges sociales et fiscales ont représenté 1,17 % du TCO des VUL en 2020 à 316 euros.

 

TCO Scope 2021 decomposition VUL
TCO Scope 2021 evolution VUL

Comme pour les VP, tous les segments étudiés ont affiché une baisse de PRK entre 2019 et 2020. « la plus forte baisse de PRK est affichée par les grands fourgons (- 12,4 % à 0,332 €), devant les fourgons (- 11,15 % à 0,271 €), les fourgonnettes (- 4,07 % à 0,236 €) et les véhicules fiscaux (- 1,78 % à 0,221 €) », précise l’AMO.

Enfin, les émissions moyenne de CO2 des VUL étudiés s’élèvent à 138 g/km, en hausse de 5 g par rapport à 2019 (+ 5,34 %), mais en baisse de 11 g par rapport à 2012. « Pour rappel, les constructeurs devaient respecter un taux d’émissions de CO2 de 147 g/km sur leurs ventes de VUL neufs en 2020 en Europe. Et ils doivent encore les réduire de 15 % en 2025 et de 31 % en 2030 par rapport à 2021, soit, selon l’AMO, une moyenne de 125 g/km en 2025 et 101,4 g/km en 2030.

Par segment, « les véhicules fiscaux (91 g/km) et les fourgonnettes (107 g/km) sont dans les clous des obligations européennes, note l’AMO. En revanche, la route reste encore longue pour les grands fourgons (181 g/km) et les fourgons qui ont vu leurs émissions fortement progresser en un an (160 g/km).

 

Les modèles électriques gagnent des matchs

Comme à son habitude, l’AMO a également réalisé une vingtaine de « matchs » entre véhicules comparables mais aux motorisations différentes, cette fois en tenant compte de la fiscalité en vigueur en 2021 (au 1er juillet 2021 pour les bonus) et du prix des carburants observés en mai 2021.

Bilan : « de plus en plus de modèles 100 % électriques s’affichent mieux-disants en termes de coûts d’usage, malgré un prix d’achat nettement supérieur aux versions essence ou hybrides, observe l’AMO. Ces véhicules (tant dans le segment Économique qu’Inférieur) bénéficient à plein des bonus à l’achat, d’une fiscalité favorable (pas de TVS) et de coûts de l’énergie avantageux. »

Autre observation : « Les hybrides rechargeables engrangent eux aussi des succès importants dans les matchs, quels que soient les kilométrages retenus, poursuit l’AMO. C’est notamment le cas sur les segments Inférieur, voire Supérieur (face à des motorisations thermiques). »

Enfin, « les carburants dits alternatifs, tels que l’E85, le GPL ou encore le GNV, ont désormais de réels atouts à faire valoir pour les entreprises », conclut l’observatoire.

 

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