Technologies : Lexique

Petit rappel des termes techniques qualifiant la nouvelle génération de motorisations.

- Magazine N°140
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> 100 % électrique :

Un véhicule dit «tout électrique» n’a recours qu’à une seule sorte d’énergie, l’électricité. Celle-ci est stockée dans des batteries qui constituent aujourd’hui encore un point faible de la chaîne de traction. Les éléments sont toujours lourds (au minimum 150 kg pour 100 km d’autonomie) et la capacité de stockage est très variable (nickel-métal hydrure, lithium-ion, lithium métal polymère LMP, etc.) qui doit se combiner avec la mobilisation d’une tension et d’un ampérage à un instant « T ». Dernier problème : la recharge qui ne peut se faire qu’en accédant à une prise secteur. A noter que Bolloré et Pininfarina annoncent leur voiture à 130 km/h de vitesse de pointe pour 250 km d’autonomie.

> 100 % hybride (« full hybride ») :

Un moteur thermique (essence, éthanol, diesel, biodiesel, etc. ) est associé à un ou plusieurs moteurs électriques (en sortie de boîte, devant l’embrayage, sur les roues…) – alimentés eux-mêmes par des batteries rechargées sur secteur ou par le moteur thermique- pour emmener la voiture. En fonction de la demande de puissance et de la vitesse, le ou les moteurs électriques peuvent fonctionner seul(s) (niveau LEV, « low emission vehicle ») ou en renfort du moteur thermique pour délivrer le maximum de puissance et de couple. Le moteur thermique peut aussi fonctionner seul à allure stabilisée pour recharger les batteries sans dégrader la puissance. Les derniers développements se dirigent vers le « plug in », recharge des batteries sur le secteur lorsque le véhicule n’est pas utilisé. Faut-il encore pouvoir accéder à une prise, écueil fatal du véhicule électrique.

> Semi-hybride (« mild hybrid ») :

Le moteur électrique ne peut assurer seul la traction du véhicule. Il est obligatoirement assisté par le moteur thermique. Ces «petits» hybrides sont un succédané d’hybride dont la Smart Hybride est l’illustration la plus caricaturale (et n’est donc pas commercialisée) : le moteur diesel, déjà très sobre, est secondé par un petit moteur électrique qui permet uniquement de réduire encore un peu la consommation. Il ne peut, à lui tout seul, assurer la propulsion de la voiture.

> Stop and Start (« light hybrid ») :

Abusivement rangé dans la catégorie des hybrides, ce système d’alterno-démarreur à récupération d’énergie cinétique lors des freinages ou encore en coupant le moteur à l’arrêt, est utilisé systématiquement par BMW sur ces moteurs diesels et essence, sur la Smart mhd ou encore par Citroën sur sa C3. Il n’en reste pas moins que les économies d’énergie réalisées contribuent, comme pour les pneumatiques « Energy Saver », à faire diminuer les rejets de CO2, surtout en cycle urbain.

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