Téléphone au volant : des observations alarmantes

D’après l’association Prévention Routière, l’usage du téléphone au volant reste pratiqué par un grand nombre de conducteurs. Sans en évaluer les dangers.

1999
téléphone au volant

Parmi les utilisateurs du téléphone au volant, près de neuf conducteurs sur dix en font un usage erroné et dangereux. C’est ce qui ressort d’une vaste enquête d’observation (20 575 véhicules) de l’association Prévention Routière, réalisée de janvier à mars 2017 au cours de plus de 250 séances d’observation dans toute la France.

Les résultats de cette étude démontrent la sous-utilisation du kit mains libres. Il est employé uniquement par 10 % des usagers téléphonant au volant, lors des conversations observées. Tandis que le téléphone tenu en main concerne 40 % d’entre eux. Ils sont aussi nombreux à faire un autre usage de leur téléphone, pour rédiger ou consulter un message notamment.

Téléphone au volant : à l’arrêt aussi

Au total, dans un véhicule en mouvement, 7 % des conducteurs ont été surpris au téléphone. À l’arrêt, en raison d’un bouchon ou d’un feu de signalisation par exemple, ce taux passe à 13 %. L’enquête révèle également que les conducteurs ne sont pas plus prudents dans les situations à risques, lors de la traversée d’un passage piéton ou lorsque le trafic est dense. Dans ce dernier cas, ils sont même près du double (9 % contre 5,4 %) à « profiter » des ralentissements pour utiliser leur téléphone au volant.

Pour accompagner la publication de ces résultats préoccupants, l’association Prévention Routière lance une campagne de sensibilisation qui met l’accent sur les risques liés à l’usage irraisonné du téléphone. La Prévention Routière propose aussi, sur le site jamais seulsurlaroute.fr, un test d’évaluation à la dépendance au smartphone et des conseils pour y faire face.

Notre dernier dossier sur la sécurité et la prévention routière.

PARTAGER SUR