Témoignage de Jérôme Dutrey, BDR Thermea : « Des changements progressifs pour ne pas brusquer »

Spécialiste du chauffage né en 2009 de la fusion de De Dietrich Remeha et Baxi, le néerlandais BDR Thermea travaille à unifier la car policy pour ses 1 200 véhicules dont 400 en France.

- Magazine N°219
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Jérôme Dutrey est directeur des achats indirects chez BDR Thermea.

La direction achats de BDR Thermea s’est attaquée à l’optimisation du TCO en 2013, en s’appuyant sur l’expertise d’un consultant en achats indirects, Optimisa.

« Il y a trois ans, la France était le mauvais élève, du fait notamment de la difficulté de mutualiser les politiques de gestion de flotte au niveau des deux plus importantes entités, avec deux structures de management séparées jusqu’en septembre dernier », retrace Jérôme Dutrey. À cette date, la gestion intégrée de la filiale française a franchi un important palier avec une structure de management unique.

« Au niveau des achats groupe, dès 2013, nous avons cherché à harmoniser la car policy et à mettre en place un seul prestataire de LLD pour les deux flottes, à savoir LeasePlan, afin de gagner en visibilité », rappelle Jérôme Dutrey. Le gain ne s’est pas arrêté à l’aspect financier puisque le directeur achats a réussi à améliorer à la fois la sécurité et le confort des véhicules mis à disposition des collaborateurs : radars anticollision, alerte de franchissement de ligne, lecteur de panneaux équipent désormais la flotte en série.

« Il a fallu trouver des compromis avec les RH pour réduire le nombre de catégories de véhicules de la car policy à trois principaux segments : commerciaux, middle-management et comité de direction, témoigne le consultant en achats Jean-Christophe Casalonga, du cabinet Optimisa. L’option mono-véhicule n’ayant pas été jugée acceptable par la DRH, nous avons diminué à trois le nombre de modèles affectés à chaque catégorie pour les segments concernant les commerciaux et le middle-management. »

Le choix s’est porté sur une car policy fermée restreinte à trois constructeurs (Volkswagen, PSA et Opel) pour les VP, tout en laissant la possibilité aux collaborateurs de payer un surplus pour quelques options limitées à condition qu’elles n’aient pas d’incidence sur le TCO. Exit donc des options qui pourraient faire dériver la consommation comme l’équipement en roues plus larges ou la boîte de vitesses automatique.

« Globalement, nous menons les changements peu à peu pour ne pas brusquer les habitudes et créer des frustrations chez les collaborateurs », souligne le directeur des achats.

La flotte de BDR Therma en chiffres

• 1 200 véhicules dont 400 en France (250 VP et 150 VU)