Top Chrono : un plan de transition écologique

Top Chrono, l’un des spécialistes franciliens de la course et de la livraison, dévoile son plan de transition écologique avec un investissement de 11,5 millions d’euros d’ici fin 2024. La parole à Quentin Dampierre, directeur général adjoint de Top Chrono.
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Top Chrono transition écologique

Flottes Automobiles ‒ Que vise Top Chrono avec son plan de transition écologique ?

Quentin Dampierre ‒ Nous ne pouvons pas poursuivre notre croissance durable sans accompagner nos clients dans la réduction de leur impact environnemental. C’est pourquoi nous lançons ce plan avec un investissement de 11,5 millions d’euros d’ici fin 2024. Nous voulons déjà réduire de 60 % nos émissions par livraison d’ici fin 2022, avec des véhicules à 40 % « green ».

Que recouvre cette somme ?

Elle se destine à l’acquisition de vélos cargos et de véhicules électriques. Mais elle couvre aussi l’installation d’infrastructures de recharge pour renouveler notre parc de plus de 600 véhicules. Ainsi, nous avons déjà multiplié notre flotte de vélos cargos par dix entre 2021 et 2022. Nous proposons à nos clients ces vélos à haute contenance pour des livraisons que les voitures légères effectuaient. La contenance emportée va de 100 à 1 500 litres. Nous disposons aussi de scooters électriques et de camionnettes électriques. En 2022, nous avons ainsi remplacés 25 VU thermiques par autant des électriques.

Pourquoi cette politique ?

Tout d’abord, c’est le sens de l’histoire. Les considérations écologiques, de développement durable, de responsabilité sociétale (RSE) se font toujours plus centrales pour les entreprises. Il en va de même pour nos salariés attirés par un employeur respectant son environnement. En tant qu’entreprise, nous nous devons d’agir en ce sens. De plus, cela devient un impératif pour nos clients. Ces derniers insistent de plus en plus pour bénéficier de transport « green » via les vélos cargos, les camionnettes électriques. Nous avons d’ailleurs mené une enquête sur leurs demandes et leurs besoins.

Qu’en avez-vous conclu ?

Nous avons notamment posé la question : « Combien êtes-vous prêts à payer pour disposer d’un transport décarboné » ? En réponse, 20 % de nos clients se disent prêts à débourser 5 % en plus. De même, 24 % acceptent de majorer leur facture de 10 %, et 16 % de 15 %. A contrario, 40 % refusent de verser un centime de plus … Six clients sur dix sont donc prêts à payer plus pour une mobilité décarbonée. Cela nous a étonnés. Cela constitue aussi une preuve qu’une majorité de nos clients intègrent la mobilité vertueuse comme un critère d’achat.

Qu’en retirez-vous pour Top Chrono ?

In fine, notre but commercial est que nos clients entreprises, le BtoB, soient attirés par notre offre verte, non mécanisée. Qu’ils fassent appel à nos services lorsqu’ils recherchent un transport de qualité, « différenciant ». Enfin, nous développons cette politique pour répondre aux différentes réglementations qui restreignent les accès dans les villes. Dès 2024, Paris devrait être interdite à certains moteurs thermiques. Il y a donc nécessité, comme entrepreneur, de disposer de transports multimodaux pour passer du poids lourd à un véhicule léger si possible électrique, et au vélo sur le dernier kilomètre.

Top Chrono mène-t-il d’autres actions pour sa transition écologique ?

Nous menons une politique de compensation de nos émissions en gaz carbonique. Pour 5 000 transports effectués, nous plantons un arbre. Ainsi, avec l’association Treenation, nous sommes à la tête d’une petite forêt de 7 000 arbres dans les Hauts-de-France. On peut la visiter… Cela représente une économie de 357 t de gaz carbonique depuis le début de l’opération.

Top Chrono promeut aussi des initiatives sur les environnements de travail. Nous supprimons le plus possible de papier et nous réformons l’éclairage des bureaux. Nous misons aussi sur le recyclage et nous nous approvisionnons en électricité renouvelable. Côté employeur, nous avons développé le télétravail pour le personnel. Celui-ci peut en bénéficier à raison d’un à deux jours par semaine. En revanche, nos développeurs fonctionnent eux en télétravail total.