Toyota Auris Touring Sports Hybride : le premier break 100 % hybride

Pionnier avec la Prius, Toyota met la technologie hybride sous le capot de son Auris en version Touring, le seul break du segment à proposer un groupe motopropulseur "full hybrid".

- Magazine N°193
786

Basée sur la berline Auris, cette version Touring partage avec elle de très nombreux points communs dont la face avant et la planche de bord. À l’intérieur, l’ergonomie se veut soignée, avec notamment un GPS à écran tactile très facile à utiliser, et l’ensemble est de bonne facture.

Longue de 4,56 m, la Touring Sports ne dénature pas sa ligne avec une longueur accrue uniquement au niveau du porte-à-faux arrière, l’empattement restant identique à celui de la berline. L’habitabilité arrière progresse et l’absence de tunnel central constitue un plus. Cette Auris dispose de sièges arrière rabattables très facilement, d’un seuil de chargement rabaissé de 10 cm par rapport à la berline et d’un coffre à double niveau. Et comme la batterie se trouve sous les sièges arrière, il est aussi possible de transporter des objets de plus de 2 m de long. La capacité de chargement gagne 180 litres, avec un volume entre 530 et 1 658 l. Ce qui n’égale pas les références de la catégorie que sont la Volkswagen Golf SW ou la Honda Civic Tourer, mais qui n’existent pas en version hybride.

Surtout pour la ville

L’Auris en break associe un moteur essence et un bloc électrique. Le 1.8 l VVT-i et le moteur électrique développent à eux deux une puissance de 136 ch et peuvent fonctionner indépendamment ou en tandem. On peut ainsi circuler en tout électrique en ville, pendant au maximum 2 km. La transmission CVT permet alors une conduite tout en douceur. En revanche, le moulin mouline quand on met le pied au plancher et il faut un peu de patience pour atteindre la vitesse de croisière sur autoroute.

Avec des émissions de CO2 de 85 g/km, inutile de préciser que cette Auris se fait très écologiquement correcte. Elle se montre aussi raisonnable en matière de consommation. Mais si les catalogues de la marque annoncent 3,7 l/100 km, il faudra plutôt tabler sur une moyenne de 5 l.

Au final, cette Auris, dont plus de la moitié des ventes devrait aller vers les flottes, ravira tous ceux qui roulent principalement en agglomération mais sera à éviter pour les gros rouleurs qui parcourent essentiellement des tronçons d’autoroute. Pour ces derniers, le break existe en version diesel D4-D de 124 ch, tout à fait convaincant.

Notre avis

BIEN

• Voiture confortable et citoyenne
• Châssis efficace
• Consommation réduite

À REVOIR

• Boîte CVT désagréable hors agglomérations